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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

savance tantôt à droite, tantôt à gauche, parce quil se trouve successive-ment tiré ou poussé par les hélices. Une disposition analogue paraît avoirété appliquée depuis longtemps dans plusieurs métiers, par MM. Pihet.On emploie aussi quelquefois deux crémaillères opposées, comme cellesqui servent à faire mouvoir les frottoirs. On pourrait encore employer desexcentriques en cœur, comme M. Caron le fait aujourdhui dans de jolispetits métiers, propres à couvrir les fils, et que nous nous proposons defaire connaître bientôt. Le plus souvent on fait usage dune crémaillèrecontinue, comme celle que lon voit assez ordinairement dans les machinesà imprimer la typographie. Cest ce système qui est adapté au métier quinous occupe.

La crémaillère double est une espèce de règle contournée, comme lemontre la 0g. 11, et dentée sur tout son pourtour intérieur, pour engreneravec le pignon droit p, qui reçoit un mouvement de rotation continu, parcequil est monté à lextrémité de laxe horizontal n , lequel porte, à lautrebout, une petite roue dangle o (fig. 5). Cette dernière engrène avec uneroue semblable m, dont laxe, placé en dessous et parallèlement à larbremoteur, porte aussi une roue droite l , qui est commandée par celui-ci aumoyen du pignon intermédiaire k, et des deux roues i et h. Cette combi-naison a pour but de transmettre au pignon p une vitesse sensiblement pluslente que celle de larbre a , et de permettre de varier cette vitesse à vo-lonté, par des roues de rechange k, suivant la nature ou le n° de la laineque lon veut filer. Elle permet aussi à laxe n de sobliquer légèrement,pour que le pignon puisse sengrener, tantôt avec la partie inférieure, tantôtavec la partie supérieure de la crémaillère.

Il est aisé de voir que le pignon p, en tournant, oblige la crémaillèreà marcher dans une direction rectiligne, parce quil est fixé sur un axe quine peut changer de place, et comme elle est aussi dentée à ses extrémités,elle reste constamment engrenée avec le pignon qui ne la quitte pas ;mais cette crémaillère est elle-même adaptée au grand chariot X (qui porteles bobines et les cylindres dappel), par deux oreilles à coulisses ri 2 , et pardeux boulons à embases p 2 (fig. I l et 13, pl. 17); il en résulte que cechariot reçoit à son tour une marche alternative.

Pour que le pignon nabandonne pas la crémaillère son axe est libre parlune de ses extrémités, de manière à lui permettre de monter et de des-cendre , et afin quil soit cependant suffisamment soutenu, pendant le tra-vail, lorsquil engrène avec la partie supérieure, le bout aminci de laxe nporte sur une tige ronde en fer o 4 , qui est coudée vers les extrémités pourlui livrer passage au moment il engrène avec les parties circulaires(fig. 13), et qui sattache au chariot par les mêmes boulons à embase p 2 .Une équerre en fer r (lig. 12) soutient le même axe, lorsque son pignonengrène avec la partie droite inférieure de la crémaillère.

Le chariot étant très-long, et devant marcher suivant une ligne par-faitement droite et horizontale, il faut de toute nécessité quil soit soutenu