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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
s’avance tantôt à droite, tantôt à gauche, parce qu’il se trouve successive-ment tiré ou poussé par les hélices. Une disposition analogue paraît avoirété appliquée depuis longtemps dans plusieurs métiers, par MM. Pihet.On emploie aussi quelquefois deux crémaillères opposées, comme cellesqui servent à faire mouvoir les frottoirs. On pourrait encore employer desexcentriques en cœur, comme M. Caron le fait aujourd’hui dans de jolispetits métiers, propres à couvrir les fils, et que nous nous proposons defaire connaître bientôt. Le plus souvent on fait usage d’une crémaillèrecontinue, comme celle que l’on voit assez ordinairement dans les machinesà imprimer la typographie. C’est ce système qui est adapté au métier quinous occupe.
La crémaillère double est une espèce de règle contournée, comme lemontre la 0g. 11, et dentée sur tout son pourtour intérieur, pour engreneravec le pignon droit p, qui reçoit un mouvement de rotation continu, parcequ’il est monté à l’extrémité de l’axe horizontal n , lequel porte, à l’autrebout, une petite roue d’angle o (fig. 5). Cette dernière engrène avec uneroue semblable m, dont l’axe, placé en dessous et parallèlement à l’arbremoteur, porte aussi une roue droite l , qui est commandée par celui-ci aumoyen du pignon intermédiaire k, et des deux roues i et h. Cette combi-naison a pour but de transmettre au pignon p une vitesse sensiblement pluslente que celle de l’arbre a , et de permettre de varier cette vitesse à vo-lonté, par des roues de rechange k, suivant la nature ou le n° de la laineque l’on veut filer. Elle permet aussi à l’axe n de s’obliquer légèrement,pour que le pignon puisse s’engrener, tantôt avec la partie inférieure, tantôtavec la partie supérieure de la crémaillère.
Il est aisé de voir que le pignon p, en tournant, oblige la crémaillèreà marcher dans une direction rectiligne, parce qu’il est fixé sur un axe quine peut changer de place, et comme elle est aussi dentée à ses extrémités,elle reste constamment engrenée avec le pignon qui ne la quitte pas ;mais cette crémaillère est elle-même adaptée au grand chariot X (qui porteles bobines et les cylindres d’appel), par deux oreilles à coulisses ri 2 , et pardeux boulons à embases p 2 (fig. I l et 13, pl. 17); il en résulte que cechariot reçoit à son tour une marche alternative.
Pour que le pignon n’abandonne pas la crémaillère son axe est libre parl’une de ses extrémités, de manière à lui permettre de monter et de des-cendre , et afin qu’il soit cependant suffisamment soutenu, pendant le tra-vail, lorsqu’il engrène avec la partie supérieure, le bout aminci de l’axe nporte sur une tige ronde en fer o 4 , qui est coudée vers les extrémités pourlui livrer passage au moment où il engrène avec les parties circulaires(fig. 13), et qui s’attache au chariot par les mêmes boulons à embase p 2 .Une équerre en fer r’ (lig. 12) soutient le même axe, lorsque son pignonengrène avec la partie droite inférieure de la crémaillère.
Le chariot étant très-long, et devant marcher suivant une ligne par-faitement droite et horizontale, il faut de toute nécessité qu’il soit soutenu