PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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et guidé en plusieurs points. A cet effet, on boulonne sur les joues de cechariot, qui présente en section transversale la forme d’une double équerrede fonte (üg. 12 et 14), deux canons creux à oreilles i 2 , qui sont traverséschacun par un essieu en fer, portant à chaque bout les poulies ou galets defonte g 2 , dont la surface cylindrique extérieure est tournée avec soin et aumême diamètre. Ces galets, dans la marche rectiligne de la crémaillère,roulent sur deux brides à oreilles ou deux chemins bien dressés Y et Y',placés parallèlement, et réunis entre eux par les entre-toises,/ 2 (fig. -I et 15).Ces chemins Y' portent, de plus que les premiers, quatre oreilles k 2 , tra-versées par les boulons à embase et à écrous P, à des platines verticales m 2que l’on rapporte contre la face antérieure de l’un des côtés du bâtis enfonte I (fig. 3 et i). Par cette disposition, le chariot X suit toujours unedirection rectiligne et exactement horizontale, il en résulte que les bobineset les cylindres d’appel, dont les axes sont portés par des supports à cou-lisses/ 2 , marchent eux-mêmes suivant une direction semblable.
Mouvement de rotation des cylindres. — A l’extrémité du mêmeaxe moteur a est encore montée une roue droite q' qui doit transmettre sonmouvement de rotation à tous les cylindres, les peignes et les rouleaux.Elle engrène avec une roue intermédiaire s , d’une denture plus large, pourpouvoir toujours commander la roue r lors même qu’elle ne serait pasexactement dans le même plan que la première, ce qui peut bien arriverdans le montage du métier, quand on règle les positions des cylindres et despeignes. Cette roue r est ajustée à l’extrémité de l’axe des cannelés de de-vant w' auxquels il transmet ainsi un mouvement de rotation qui est plusrapide que celui de l’arbre moteur. A l’autre bout de cet axe sont encoredeux pignons, dont l’un t sert à communiquer le mouvement aux peignes,et aux autres cannelés, et l’autre u sert à le transmettre aux rouleaux d’ap-pel et aux cylindres des frottoirs.
Le petit pignon i’ engrène avec une roue intermédiaire v' qui est ajustéesur un goujon mobile dans une douille fixe, fondue avec une console B'que l'on voit rapportée sur le banc du métier, du côté du pied B". Cegoujon mobile porte un second pignon w 2 qui engrène directement avecune roue plus grande x 2 ( fig. 3) pour commander le cannelé du milieu k'.Cette disposition à laquelle on a donné, assez improprement, le nom detête de cheval , mais plus exactement appelé régulateur, permet, au moyende roues ou pignons de rechange, de varier facilement le rapport de vitesseque l’on veut établir entre les différents cylindres cannelés, suivant l’éti-rage à produire, suivant la nature du travail, ou suivant le n° du fil à ob-tenir, A l’aide d’un simple pignon qui, par un intermédiaire r, engrèneavec une roue droite plus grande b', les cannelés du milieu commandentl’axe des peignes, celui-ci renvoie à son tour le mouvement aux cannelésde derrière, par le pignon e', placé à son autre extrémité, et par les rouesintermédiaires a', w et x qui s’engrènent entre elles et par suite avec ladernière roue y, que porte l’axe de ces derniers cannelés (fig. 2, pl. 16)