PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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nière à former une ouverture continue régnant toutautour du réservoir (1),ce qui est bien expliqué par la figure géométrique qui accompagne sonmémoire; ainsi, dès cette époque, le savant professeur de Berlin recon-naît que pour obtenir de bons effets de la roue horizontale, il est utile delui donner un grand nombre d’aubes, et d’y diriger l’eau également parun grand nombre de canaux ou de directrices, à minces parois.
M. Navier, dans ses notes sur XArchitecture hydraulique de Bélidor (2),en décrivant les roues horizontales à aubes courbes, dans lesquelles l’eau,dirigée par un tuyau, s’introduit entre les palettes tangentiellement à leurcourbure, et s’écoule à leur extrémité inférieure, ajoute que si l’on avaitune grande quantité d’eau, on pourrait la faire arriver par plusieurs tuyauxou bâches inclinées, distribués au pourtour de la roue dans des plans ver-ticaux tangents à sa circonférence. On pourrait aussi, dit-il, employer ladisposition qu’Euler a proposée en 1754, et que nous venons d’énoncer.Quant au degré d’avantage que ces roues peuvent présenter dans la pra-tique, Borda les croit, dit encore M. Navier , susceptibles de transmettreenviron les 3/4 de la quantité d’action représentée par la chute de l’eauqui les fait mouvoir.
Malgré les descriptions et les théories exposées par ces différents au-teurs sur ce genre de moteurs, malgré les avantages qu’ils ont fait pres-sentir que l’on pourrait en tirer dans l’industrie, ce n’est encore, on peutle dire, que depuis quelques années seulement qu’on a su les construireet les appliquer d’une manière convenable. MM. Burdin et Fourneyronont donné l’élan, et bientôt d’autres ingénieurs, d’autres mécaniciens sesont occupés de ce sujet avec plus ou moins d’activité, comme aussi avecplus ou moins de bonheur; nous en avons déjà fait connaître plusieurs (3).
M. Fontaine, constructeur de machines à Chartres , et naturellementamené à établir tous les jours des moteurs hydrauliques, a cru devoiraussi s’occuper des roues horizontales, en s’écartant toutefois du systèmeadopté par M. Fourneyron, soit sous le rapport des aubes, soit sous le rap-port du vannage ; il a cherché à s’approcher plus particulièrement de ladisposition des palettes courbes proposées par Euler .
Mais lorsqu’une première idée est émise, il s’en faut de beaucoup sou-vent quelle donne immédiatement à l’exécution des résultats avantageux.Que de difficultés, que d’obstacles n’a-t-on pas à vaincre! que d’inconvé-nients n’a-t-on pas à éviter! Ainsi, pour permettre de régler la distribu-tion de l’eau sur la roue, avec précision, et suivant le volume d’eau dis-ponible, ou suivant la résistance à vaincre; pour rendre facile la manœuvrede l’appareil de vannage ; pour supporter et maintenir l’arbre de la roue
(1) Théorie plus complète des machines qui sont mises en mouvement par la réaction de l’eau, parKuler (Académie royale des Sciences et Belles-Lettres de Berlin , tom. x, 4754).
(2) Tom. pu-, liv. h, chap. n, pag. 453 (Notes sur les moulins à eau), 48)9.
(3) On a vu, dans le tom. i” de la Pub. ind,, les Turbines de MM. Fourneyron et Gentilhomme ;puis, dans le tom. n«, celles de MM. Gallon et Cadiat.