PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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cela se présente dans la roue actuelle qui est destinée à faire marcher unmoulin dei à 5 paires de meules, quel que soit le système de turbine em-ployé, on assemble l’axe A avec un second arbre vertical E, dans la par-tie inférieure duquel s’ajuste la tige du pivot d. Il est souvent difficiled'éviter ce second arbre additionnel ; cependant on doit chercher à faire ensorte qu’il y ait le moins de charge possible sur le pivot.
Construction de la turbine. — La roue, proprement dite, ne se com-pose que de deux pièces, que M. Fontaine est parvenu à construire d’unemanière fort simple et très-économique. La première n’est autre qu’unecouronne F, formée de deux anneaux cylindriques, concentriques, entrelesquels sont les aubes courbes / qui sont toutes venues de fonte avec cesanneaux. Il est facile de voir par les fig. 5 et 6 qui représentent une éléva-tion et un plan de cette roue, et par la fig. 10 qui est une coupe verticalede deux aubes, faite parallèlement à son axe suivant la ligne A-5, que chacunede celles-ci est engendrée par une droite horizontale passant par le centrede la roue, et se promenant sur une courbe génératrice a' b' c’ (fig. 9), enmême temps qu’elle glisse sur l’axe et sans cesser d’être horizontale. On serappelle que dans la turbine Fourneyron (pl. 37, t. I er ), les aubes sontexactement cylindriques, engendrées par une droite verticale parallèle àl’axe, et se promenant verticalement sur une courbe donnée. La générationdes aubes est donc tout à fait différente de celle adoptée dans la turbineFontaine. La môme différence existe pour les courbes directrices qui con-duisent l’eau sur les aubes. Nous ferons voir plus loin la construction deces dernières courbes.
La seconde pièce de la turbine-Fontaine est un croisillon à plusieursbranches ou un tourteau en fonte H, qui est quelquefois en forme decuvette, comme le montre la fig. 6, et d’autres fois, en forme de tronc decône très-allongé. Cette dernière forme que M. Fontaine juge plus conve-nable, dans certains cas, permet de remonter le moyeu de la roue à 60 ou80 centimètres au-dessus du plan des aubes, ce qui raccourcit l’arbre d’au-tant, et comme cette disposition oblige de faire alors le plancher qui porteles courbes directrices suivant la même forme et la même inclinaison, ona l’avantage de diminuer la charge sur le plancher et de mieux diriger l’eausur les orifices.
Le tourteau H est fixé sur l’axe vertical par des vis de pression A, on luiménage des ouvertures g , qui permettent de nettoyer au besoin l’intérieur,de serrer les vis de pression, et de placer les boulons à écrous qui relientce tourteau avec le corps de la turbine.
Construction des directrices. — Au-dessus de la turbine est uneseconde couronne annulaire G ( fig. 3, A et 10), également fondue d’unseul morceau avec les courbes directrices i, dont l’inclinaison est en sensinverse de celle des aubes, et qui sont engendrées également par des droiteshorizontales glissant à la fois sur les courbes génératrices d'e' a' (fig. 19) etsur la ligne d'axe, en restant constamment dans des plans horizontaux ; elles