200
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
En effet, un rapport très-favorable a été fait par la section de mécaniquequi a examiné cette turbine, et a décerné à son auteur, qui exposait pourla première fois, une médaille d’argent, pour ses constants efforts à per-fectionner ce genre de moteur. M. Fontaine en a depuis deux ans établiun nombre déjà considérable, et c’est à peine s’il peut suffire aujourd’huiaux commandes qui lui sont faites. Il a bien voulu, avec son obligeanceaccoutumée, nous autoriser à les relever avec détails pour les publier dansce recueil.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA TURBINE
REPRÉSENTÉE PLANCHE 18.
La Gg. 5 représente une coupe verticale par l’axe de cette turbine, de souvannage, et du tambour comprenant les courbes directrices.
La fig. 2 est un plan général vu en dessus.
Les autres figures représentent les détails de construction des partiesprincipales qui composent la roue, les directrices, le vannage et son pivot.
De l’arbre de la turbine et de son pivot. M. Fontaine, adoptantl’idée due àM. Àrson, de faire porter toute la charge de la turbine par unpivot supérieur (1), au lieu de la faire porter par le bas, comme on l’avaitfait jusqu’ici, a été naturellement conduit à faire toujours son arbrecreux, comme un tuyau, disposition qui est d’ailleurs très-bonne, et quiétait déjà adoptée généralement, parce qu’elle donne à l’axe plus de rigi-dité, parce qu’on sait d’ailleurs que sous le même poids, à quantité égalede matières, l’arbre creux est plus solide, plus résistant, moins flexibleque l’arbre plein.
Dans la turbine que nous avons relevée, et qui est construite pour unechute moyenne de l m 4U, l’arbre creux A est fondu avec une partie renfléeA 1 , en forme d’œil vers son extrémité supérieure, pour permettre d’y in-troduire la crapaudine, le pivot et l’écrou à soulager. Il enveloppe, danspresque toute sa hauteur et sans la toucher, la colonne verticale, ou tigerigide en fer B, qui est ajustée et fixée solidement au centre du siège defonte C, que l’on asseoit préalablement sur une forte pièce d’assise D, aufond de l’eau. Au sommet renflé a de cette colonne immobile, sont ajus-tés une crapaudine en bronze 6, et un grain d’acier c, pour maintenir etporter le pivot d. Celui-ci est en fer forgé, aciéré par le bas, et filetédans une partie de sa longueur pour recevoir le fort écrou e au moyenduquel on peut toujours régler la hauteur exacte de la turbine.
Lorsque le mouvement doit se transmettre à un étage plus élevé, comme
(I) Dans de certaines grues puissantes, comme celle qui a été montée il y a une quinzaine d’annéesau bassin de Saint-Ouen , toute la charge est aussi portée par un pivot supérieur, placé au sommetd’une colonne fixe , autour de laquelle on fait tourner les bras {Voy. Portefeuille du Conservatoire,I er vol., 1834). MM. Cartier et Armengaud ont également adopté une disposition analogue dans !aforte grue mobile qu'ils eurent à construire, en 1839, pour le Brésil .