PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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est établie sur une dépense moyenne de -1400 litres d’eau par seconde,avec une chute moyenne de l m ,40, ce qui correspond à une force brutede 26 chevaux ; M. Fontaine l’a construite pour donner moyennementune puissance effective de 18 chevaux.
Elle porte 64 aubes de 0 m ,235 de hauteur verticale, sur 0 m ,250 de largeur,en dedans des anneaux concentriques. La courbure de ces aubes est for-mée de deux arcs de cercle, dont l’un a' b', fig. 9, a son centre o' sur laligne horizontale qui marque le plan supérieur de la turbine, et l’autreb' c' a son centre o situé au-dessus de cette ligne. Si on examine la courbeprès de l’anneau extérieur, on trouve que le rayon du premier arc de cercleest de 0“,18 environ, et que celui du second est de 0 m ,30. 11 est facile devoir que le constructeur a cherché à remplir cette condition essentiellede recevoir l’eau sur les aubes le plus normalement possible à la directiondes filets fluides, et de laisser sortir par la partie inférieure le plus taugen-tiellement possible au plan horizontal, pour profiter du maximum d’ac-tion du liquide, et lui faire abandonner la roue avec le minimum de vi-tesse. Ainsi l’élément supérieur de l’aube est perpendiculaire à la lignehorizontale o' a', et l’élément inférieur forme avec la base un angle qui nedépasse pas 19 à 20°.
Les directrices sont au nombre de 32, c’est-à-dire moitié du nombred’aubes, et il y a autant de vannes partielles que de directrices ou d’ori-fices injecteurs; comme nous l’avons dit, M. Fontaine construit presquetoujours ces turbines avec une directrice et une vanne pour deux aubes.
La courbure de ces directrices est aussi formée par des portions de cercle,mais raccordées par une petite partie droite. L’arc inférieur e' a', qui estcelui qui doit diriger l’eau sur les aubes, est tracé avec un rayon de O 1 ",28,de manière à former avec la ligne horizontale o' a' un angle qui ne dépassepas 11 à 12°.
On ne saurait trop attacher d’importance sur la forme à donner à cescourbes directrices, comme aux aubes de la roue, car c’est de cette formeplus ou moins remplie, que l’on obtiendra un plus ou moins grand effetutile, et de ce côté, nous le répétons, M. Fontaine est arrivé, par son ex-périence, à de très-bons résultats, comme on pourra le voir par le rapportsuivant qui a été fait par deux ingénieurs distingués : MM. Grouvelle etAlcan.
Nota. M. Fontaine a pris, pour son système de turbine, un brevet d’in-vention de dix ans le 12 septembre 1840, et successivement deux brevetsd’addition et de perfectionnement en février et en décembre 1843.