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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
a La première question dans le calcul de nos expériences était de déterminer lesdépenses d’eau par les vannes de fond et son coëfficient spécial, afin d’en déduire lecoefficient particulier à notre déversoir.
« Cette vanne de fond éprouvait une contraction sur trois côtés, comme nousl’avons dit, mais incomplète sur un de ces trois côtés, la paroi du coursier ne setrouvant qu’à 0 m ,20 cent, de l’ouverture de la vanne. Nous avons, avec M. Morin,admis le coëfficient de 0,63 pour ce cas spécial, ce qui en ajoutant à la dé-pense réelle de la vanne de fond 67 litres 27 centil., qui comprennent le produitdes sources et des pertes des deux Turbines, nous a donné pour le coëfficient du dé-versoir, dans trois expériences successives, avec des dépenses croissantes 0,3761,0,3695 et 0,3664, et en moyenne 0,3706 , nombre que nous avons adopté. D’aprèsles tables, on voit que la Turbine-Fontaine adonné, à pleine ouverture de vanne,et pour une dépense moyenne de 435 litres, 68 p. 0/0 de rendement utile, et queles expériences parla mesure de la vitesse ont donné 72 et jusqu’à 75 p. 0/0.
« Sous des ouvertures de vannes de 0 m ,035 et des dépenses d’eau réduites de 1/7environ, le rendement a peu baissé, il est resté au-dessus de 60 p. 0/0.
Dans la Turbine-Fontaine, la grande vitesse de la roue à vide a diminué ledébit de l’eau, elle l’a augmenté dans la Turbine-Fourneyron, ce qui s’explique sansdoute par la différence des dispositions de vannage. Le maximum de rendementde la Turbine-Fontaine correspond à 34 tours de vitesse, la vitesse moyenne del’aube est alors 0,484 de celle de la lame d’eau.
« La prise d’eau de ces turbines par de petites vannes de fond courbées, fermantdes ouvertures établies dans un plan horizontal, nous paraît très-ingénieuse et très-favorable à la bonne arrivée de l’eau sur les courbes de la Turbine, à peu prèscomme elle y arrive dans les roues à la Poncelet; la construction de la Turbine endevient aussi plus facile. La position du pivot établi aujourd’hui au-dessus du niveaude la Turbine qu’il tient suspendu comme la nille d’une meule de moulin, de ma-nière à pouvoir le graisser, le visiter à tout moment et le démonter sans vider lachambre d’eau, est aussi une heureuse pensée et une excellente disposition pratique.
« Nous terminerons par deux remarques générales sur les Turbines qui permet-tent de bien juger quelles sont leurs qualités spéciales et les circonstances qui leursont le plus favorables ; un fait bien constaté par les nombreuses expériences faitessur les Turbines de M. Fourneyron et sur celles de M. Fontaine, c’est que les Tur-bines ne sont pas affectées dans leur rendement utile, par des variations considé-rables de chute et continuent à marcher utilement avec des surélévations considé-rables du niveau d’aval, d’où il résulte qu’elles sont le seul moteur à employerpartout où l’on est exposé à des crues fréquentes et à plus forte raison à l’actionbiquotidienne des marées. »
A ce rapport, MM. Alcan et Grouvelle ont joint un tableau des expériences obte-nues sur la Turbine-Fontaine, et sur la Turbine-Fourneyron. Nous le reproduisonsci-après :