PUBLICATION INDUSTRIELLE. 207
à la vitesse de règle de la Turbine de 33 à 38 tours au-dessus et au-dessous de cettevitesse et aussi sans échange au frein.
« Les mêmes expériences, avec les mêmes soins et conditions, ont été faites surla Turbine-Fourneyron, à la vitesse de règle de 65 à 70 tours et au-dessus commeau-dessous de cette vitesse.
« Nous avons fait des expériences de mouture, et les résultats ont été propor-tionnels dans les deux systèmes.
« Enfin, toutes les précautions ont été prises pour mettre, autant que nous l’avonspu, les deux Turbines dans les mêmes conditions de travail, avec cette différencetrès-importante toutefois que la vanne de la Turbine-Fontaine était complètementouverte, et qu’ainsi la Turbine recevait à peu près sa pleine charge d’eau, et que laTurbine-Fourneyron, que les basses eaux de l’époque ne nous ont pas permis defaire travailler un temps suffisant à pleine charge, n’avait sa vanne ouverte qu’aupoint nécessaire pour la mettre avec deux moulins à sa vitesse normale, et ne dé-pensait que 537 lit. d’eau, ou les trois quarts de sa dépense maximum de 700 litres.
« Nous avons fait enfin trois expériences avec des soins particuliers, pour déter-miner directement les coefficients applicables à notre déversoir de 2 m .60 de largeur,0"‘,70 d’épaisseur de seuil, le niveau sur tous les sens , surhaussée de 0 m ,l50, surle fond du bassin, et versant librement des eaux en aval et ayant ses roues éloignéesen amont de 2 mètr. environ de chacune des parois du canal où il était établi.
« Une vanne de fond bien disposée était une circonstance heureuse à saisir pourdéterminer ce coëfficient que nous n’aurions trouvé dans aucune des séries d’expé-riences jusqu’ici publiées, et qui, en tout cas, aurait toujours soulevé des doutesgraves, déterminé au contraire par la mesure du produit d’une vanne de fond avecdes volumes de 345,550 et 663 litres, qui comprennent les principales dépensesdes deux Turbines, et qui ont donné des résultats parfaitement semblables. Cecoëfficient, important à connaître, ne peut pas soulever de difficulté ; la moyennedes trois expériences est de 0'“,3706 qui correspond avec la formule de d’Aubuissonà i m ,642 ; on sait qu’un déversoir suivi d’un canal de niveau,' et d’une longueurnotable comme le nôtre, débite une quantité d’eau beaucoup moins grande quequand il est percé à minces parois, et ce résultat que nous avons obtenu s’accordeassez bien avec l’indication d’une expérience de MM. Poncelet etLesbros, non en-core publiée, mais donnée par d’Aubuisson, sur le produit d'un déversoir suivid’un canal de 1 ou 2 mètr., comme cela a lieu dans les grands barrages des rivières.
« Pour faire ces observations, la vanne de décharge du moulin qui verse ses eauxdans le bassin d’aval a été levée successivement à trois hauteurs différentes; sesdimensions et la charge sur le seuil ont été mesurées avec les plus grands soins ; etaprès avoir laissé établir avec chaque ouverture un régime constant dans le biefd’aval, ce que la pointe de fer du repère montrait rigoureusement, on mesurait aurepère l’épaisseur de la lame au-dessus du seuil du déversoir.
« Enfin, après ces diverses expériences, avant remarqué que, dans les premièresexpériences faites sur la Turbine-Fontaine, le frein avait vacillé d’une manière assezprononcée, tandis que dans les essais de la Turbine-Fourneyron, il avait fonctionnéavec une régularité remarquable , ce qui pouvait être dû à ce que n’ayant pas tra-vaillé depuis quelque temps, il n’était pas encore assez bien rodé ; nous avons craintqu’il ne résultât de là une perte de force, au détriment de la Turbine-Fontaine, eten examinant les rendements des premières expériences du n° 3 au n° 7, qui vonten augmentant, il est permis de penser qu’il en a été ainsi.