218
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
la pomme de terre puisse s’y loger plus facilement, et son bord inférieur serapproche le plus possible des lames. Il relie cette partie par deux petitesentretoises o, à la traverse horizontale p , qui est réunie à la tige opposée qplacée en avant du tambour, par les deux tringles s que l’on agrafe auxcrochets r et s'. La tige q porte à son milieu un bras recourbé q à l’extré-mité duquel est un contrepoids L, qui a ainsi pour objet de tendre toujoursà rapprocher la partie inférieure de la paroi l contre la circonférence dutambour. On comprend alors que, dès qu’un engorgement vient à se pré-senter, la résistance se fait sentir contre la cloison l, qui est alors repousséeen arrière, puisque la pression qu’elle exerce ne dépend que de celle pro-venant du contre-poids , laquelle est toujours égale. Si le contraire a lieu,la cloison se rapproche davantage des lames, et les tubercules y sont tou-jours pressés de la même manière. On voit donc que cette disposition tendà régulariser la résistance.
Dans certains cas, lorsqu’il se rencontre une pierre avec les pommes deterre, et qu’elle tombe au fond de la trémie, dès qu’elle est touchée parleslames, il rejaillit de la lumière. Si on n’y portait remède à l’instant, toutesles lames s’émousseraient rapidement. La femme ou l’enfant chargé de laconduite de la râpe doit aussitôt écarter la cloison l, en appuyant la cuisseà l’extrémité du levier u, qui est lié au bas de cette cloison par le crocheta(fîg. 2) ; il faut saisir en même temps, de la main droite , l’extrémité dulevier à fourchette w, pour faire passer la courroie de la poulie fixe H surla poulie folle G, afin d’arrêter la machine, et retirer la pierre, puis on re-met en marche.
Pour parvenir à râper les tubercules très-uniformément, en évitant quedes parties non râpées ou semelles puissent tomber avec la pulpe, le con-structeur a ajusté sur la table horizontale a , qui est venue de fonte avecun côté du bâtis, un coulisseau en bois M, nommé pièce de rencontre, etreprésenté sur la fig. 4, qui est une section faite suivant la ligne 5 6(fig. 1 ). Cette pièce embrasse, dans sa largeur et son épaisseur, une por-tion de la circonférence du tambour dévorateur; elle porte une platine enfer x formant écrou à la vis j % que l’on fait tourner à la main par le vo-lant y (fig. 1). Quand on veut fixer la pièce sur la table ou la desserrer,comme il faut qu’elle affleure constamment les dents de la râpe pendantle travail, il est nécessaire qu’elle puisse s’avancer vers elle; à cet effet,sur sa face postérieure, on a placé une seconde platine s, dans laquelles’engagent les collets des vis de rappel a taraudées dans le côté B dubâtis, et portant les volants b ', que l’on tourne à droite ou à gauche. Lors-que la position de la pièce de rencontre est réglée, on la fixe invariable-ment par la vis de pression j. Pour garantir cette pièce, on place au-dessusune plaque de garde, retenue de chaque côté du bâtis par l’enveloppe ILCette plaque est dressée, afin qu’aucune portion de la pulpe ne puissepasser en dessous de la cloison mobile l qui, en s’avançant ou en reculant,doit constamment frotter sur elle.