PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Cette râpe se distingue de celles en usage principalement par le moded’introduire la pomme de terre dans la trémie alimentaire, pour la sou-mettre à l’action des lames du tambour, et par le régulateur qui y est ap-pliqué pour prévenir les accidents que la présence des pierres échappéesau treillage, pourraient occasionner aux dents des scies.
Son bâtis est composé de deux côtés latéraux A, liés par des boulonsà deux autres côtés transversaux B, pour former une espèce de caisse rec-tangulaire à jours : ils sont terminés par des empattements pour se reposersur un massif en pierre C.
Tambour de la râpe. — Le cylindre ou tambour D de la râpe repré-senté en coupe longitudinale (Gg. 3), suivant la ligne 3-4, est en fonteavec six bras, et fixé solidement sur son arbre E; il porte deux rebordstournés c n unis d’une feuillure circulaire intérieure, pour l’ajustementdes lames de scies e, à Gnes dentures. Pour assujétir ces lames sur le tam-bour, on ménage sur l’un des cordons six rainures ou entailles, d’une lar-geur convenable, par lesquelles on introduit successivement chacun destasseaux en fer, et chacune des lames qu'ils séparent. Quand on est prèsde terminer, c’est-à-dire qu’il ne reste plus que les six derniers tasseauxà placer, en regard des entailles, au lieu de faire ceux-ci d’une seule pièce,on les fait en deux parties en forme de coins /, que l’on chasse avec force,aGn de presser les lames et les premiers tasseaux les uns contre les autres,ce qui donne à l’armature de la râpe une grande solidité.
Cet ajustement des lames sur le cylindre demande une grande précision,et. M. Huck y apporte un soin tout particulier ; il tourne les rebords et lasaillie ménagée à l’intérieur de l’enveloppe H, pour empêcher que lamoindre partie de pommes de terre ne puisse passer au bas du cylindre,sans avoir été râpée. Les côtés latéraux de cette enveloppe sont en fonte,et le contour cylindrique est en tôle ; ils se fixent sur le bâtis par quatreoreilles i. Au-dessous du tambour est une auge en tôle I destinée à rece-voir la pulpe que le plan incliné J amène dans le coffre de la chaîne à godetsreprésentée Gg. 5 et 6.
Régulateur de la râpe. — Dans la plupart des râpes établies jus-qu’ici , la trémie K, dans laquelle se rendent les tubercules à mesure qu’ilssont lavés, les conduit directement sur le tambour même de la râpe, parcequ’on a pensé qu’ils n’avaient pas besoin d’être pressés contre le cylindredévorateur D, leur poids suffisant pour que le râpage se produise d’unemanière convenable. Mais aGn de pouvoir en bien régler le travail, ellesenlever presque instantanément à l’action de la râpe, lorsqu’il est néces-saire, M. Huck a imaginé un mécanisme fort ingénieux, au moyen duquelil évite tout accident, et il opère une pression constante et régulière. Pourcela, il forme les côtés latéraux de la trémie par le prolongement des facesverticales de l’enveloppe II, puis il fait le côté antérieur k ûxe en bois, etle côté opposé l, incliné et mobile, qü’il suspend à la tige m , par le cro-chet n (Gg. 1 ). Cette cloison forme, vers le bas, une petite cavité, afin que