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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
10 à 12 chevaux, n’est pas de plus de 2 kilog. par cheval et par heure,quand on n’a pas de chaleurs perdues disponibles. Le prix de leur moteurà vapeur et de transmission de mouvement s’élève à moitié environ de celuidu système généralement suivi.
Par la bonne disposition qu’ils savent donner aux roues hydrauliques ilsutilisent mieux la force des chutes d’eau, et peuvent les combiner aubesoin avec le moteur à vapeur. En disposant, comme ils l’ont fait souvent,la machine à vapeur et la soufflerie, de manière à ne constituer qu’unappareil très-simple, on obtient des soufflages occupant un espace fortrestreint, offrant une solidité complète et dont le prix ne dépasse pas leprix ordinaire d’une machine à vapeur seule. Ils établissent aussi des souf-fleries hydrauliques, qui ne coûtent pas plus que les meilleures en bois.
Ils ont importé d’Angleterre les tuyères en tubes et à circulation forcéequi valent mieux que les autres tuyères à eau, surtout quand on prendsoin d’en mettre les parois mouillées à l’abri de l’encrassement. Les tuyèresfermées, avec base mobile, permettent de ne faire produire aux souffleriesque le vent réellement introduit dans l’ouvrage.
FABRICATION MÉCANIQUE DES RESSORTS DE VOITURES,
PAR M. LÉON GIBERT, A PARIS.
M. Léon Gibert vient de monter à Paris un établissement spécial pourla fabrication des ressorts de voitures, de wagons, de locomotives, etc. Sesmachines, construites par M. Decoster, se composent : 1° d’un découpoirqui sert non-seulement à couper à longueur les bandes de métal, à leséquarrir et à les arrondir, mais encore à percer les mêmes bandes, à y pra-tiquer les mortaises rectangulaires ou quarrées et à former les entaillespropres à recevoir les arrêts; 2° d’un laminoir disposé avec un rouleauexcentrique, de manière à étirer les lames pour les faire graduellementplus minces vers les extrémités ; 3° d’un cintreur, appareil destiné à cintrerles ressorts, formé de deux rouleaux superposés dont l’un, celui inférieur,reçoit un mouvement de rotation , tandis que l’autre presse dessus par unfort contrepoids ; 4° de plusieurs meules à dresser, à blanchir et à polir lesmeules ; 5° de petites machines à percer, à mouvement continu et rapide;6° de fours à recuir, à rechauffer les lames,*let d’un ventilateur.
Une machine à vapeur de la force de 8 chevaux met en mouvement laplupart de ces instruments et permet d’opérer d’une manière continue etrégulière.
Enfin cette fabrique est montée de manière à présenter les plus grandeschances de succès.