PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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dade corresponde à la base du poinçon, et on fait mouvoir la feuille de tôleà percer à droite ou à gauche, en avant ou en arrière, jusqu’à la partie cir-culaire de l’alidade.
On n’éprouve ainsi aucune difficulté en changeant les feuilles de métal,soit à percer tous les trous successifs, soit à faire les rivures, puisqu’on esttoujours guidé dans un cas comme dans l’autre par l’alidade n , qui sert derepère.
Comme pour opérer le percement et les rivures en même temps il fautbeaucoup d’attention et d’intelligence de la part de l’ouvrier qui conduit lamachine, on préfère généralement faire ces deux opérations séparément ;on commence alors par percer une première rangée de trous sur deux côtésde la feuille, avant de percer ceux correspondants de la deuxième feuillequi doit s’assembler avec celle-ci, on fait porter, l’un contre l’autre, lesdeux bords qui doivent se toucher, et on perce ensuite cette secondefeuille, en se guidant par les trous mêmes de la première. De cette sorte,on peut être bien certain que tous les trous des deux feuilles se corres-pondent exactement, ce qu’il est bien rare d’obtenir lorsque les trous sontpercés séparément dans les deux feuilles détachées.
M. Lemaître a disposé pour le service de sa machine un chariot à moufflefort bien entendu, qui est mobile sur une espèce de chemin de fer sus-pendu, porté par des poutres, qui forment la partie principale de la char-pente du hangar sous lequel tout l’appareil est à couvert. Ce mécanismepermet de porter des pièces très-considérables et de les manœuvrer avecla plus grande facilité, de sorte que les ouvriers ne fatiguent pas, ils ont àemployer plutôt leur intelligence que leur force. Tout à côté de la ma-chine, et dans le même hangar, est un petit four à réverbère dans lequelon peut toujours chauffer un grand nombre de rivets à la fois, et les tenirà une température rouge égale partout ; ce four est simplement alimentéet conduit par un enfant de 12 à 13 ans; il a à sa disposition plusieurspaires de tenailles, afin d’être constamment prêt à donner un rivet ausecond enfant qui est chargé de le porter à la machine.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A RIVER INTÉRIEUREMENT ,
DE M. LEMAITRE. ;
Cette machine est réellement curieuse par son travail ; elle diffère,comme nous l’avons dit, de la précédente, en ce qu’au lieu de former larivure par le dehors, elle la forme au contraire par l’intérieur. A cet effet,la colonne horizontale A' (fig. 12 et 13, pl. 21), sur laquelle posent lesfeuilles de tôle à assembler, est creuse dans toute sa longueur au lieu d’êtrepleine, et elle renferme un coin aeiéré r, qui fait corps avec une longuetringle en fer s prolongée jusqu’au dehors de la colonne, et présentant àcette extrémité une crémaillère droite dentée.
Dans la tête de la colonne est ajustée la bouterolle b', qui, lorsqu’on tire