PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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et dans une autre expérience, le même travail se fit en trois minutes. Onvoit qu’à ce dernier compte on pourrait en une heure faire 180 rivures; cequi en ferait 1,800 par journée de 10 heures; mais cela suppose évidem-ment qu’il n’y aurait aucun temps de perdu. Or, à cause du changementdes pièces à assembler, comme aussi pour le percement des trous, qui exigeà peu près le môme temps que pour effectuer la rivure, on ne peut néces-sairement pas compter sur un tel travail.
M. Lemaître estime que l’on peut faire , avec les trois hommes et lesdeux enfants consacrés au service de la machine, le percement de 400 trouset le placement de 400 rivures par journée de 11 heures, en travaillant surde fortes tôles de 10 à ll mm d’épaisseur et avec des rivets de 18 à 19““ dediamètre. Tandis que le même nombre d'ouvriers, travaillant à la main, nepeuvent faire que 80 à 130 rivures dans le même temps , et les trous destôles étant percés à l’avance.
Quant à la confection même des rivets, on trouvera sans doute qu’il n’estpas indispensable de les faire mécaniquement, en sachant qu’un forgeronpeut en faire 100 kilogr. par jour; il n’a, en effet, qu’à chauffer des tigesde fer qui ont la grosseur voulue, et qu’il coupe de longueur, puis à placerces tiges dans des clouières qui ont la forme voulue à cet effet, et à frapperquatre à cinq coups sur le bout pour former la tête.
Il existe cependant des machines pour effectuer ce travail, et qui, touten permettant de faire beaucoup plus qu’à la main, donnent aussi desrivets bien plus réguliers. Telle est celle qui existe chez M. Durenne,à Paris , et qui a de l’analogie avec la machine à percer de M. Gengembre,publiée dans le 2 e vol. de ce Recueil, à l’exception toutefois du poinçon etde la matrice. Nous croyons qu’on pourrait appliquer avec avantage à cetteopération le système de mouton de M. Christian, employé, comme nousl’avons dit tom. 3 e , à la fabrication des clous de fer à cheval, et qui permet-trait d’obtenir des rivets extrêmement doux, ce qui est une condition essen-tielle à remplir.
M. Lemaître a proposé une machine à faire les rivets, qui serait à peuprès construite comme ses machines à couper et à percer la tôle, mais enremplaçant le poinçon par une bouterolle, dont la base présenterait laforme du rivet, et la matrice par un disque ou une auge circulaire qui, surtoute sa circonférence, serait percée de différents trous correspondants auxdiamètres des rivets à faire. Cette auge pouvant pivoter à volonté autourde son centre, en portant toujours par toute sa base sur la plate-forme dela machine, pourrait contenir l’eau nécessaire pour y projeter les rivets aufur et à mesure qu’ils seraient fabriqués.
Chez M. Louvrier, nous avons vu une machine propre à faire les rivetset les boulons, d’une simplicité extrême, et que nous espérons décrire pro-chainement , parce qu’elle nous a paru remplir parfaitement l’objet pourêtre employée avec avantage dans bien des établissements.
Dans lu machine à river par l’intérieur, que M. Lemaître a également