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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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plusieurs coups sur le même rivet, pour voir si la tête extérieure augmen-terait, et si les feuilles se rapprocheraient, mais nous nobtînmes pas demeilleurs résultats, ce qui nous a parfaitement convaincu de leffet qui seproduit dans cette opération, et que nous avons cherché à expliquer aucommencement de cette description, cest-à-dire que le fer se refoule surlui-même, non-seulement aux extrémités, mais dans lintérieur, et il tendpar cela à écarter les deux tôles, qui ne sont pas suffisamment maintenues.

Lorsque les rivures étaient ainsi produites sans la virole, nous voulûmesles refaire, en faisant agir alors cette dernière ; nous parvînmes à rappro-cher les tôles parfaitement, de sorte que lon napercevait plus le moindrejeu ; les têtes des rivets portaient aussi beaucoup mieux sur elles, mais lamachine ne put jamais en faire changer leur volume; la tête extérieureparaissait toujours beaucoup plus faible que la tête intérieure ; ce qui secomprend au reste sans peine.

On conçoit alors maintenant, par de tels résultats, combien lapplicationdu canon ou de la virole mobile est importante dans une telle machine.Pour nous, elle nous a paru tellement essentielle, que nous ne craignonspas de la regarder, pour ce travail mécanique de la rivure des fortes tôles,aussi indispensable que le cuir embouti de Bramah, dans la presse hydrau-lique de Pascal.

Quant à la promptitude avec laquelle cette machine permet dopérer, onconçoit quil faut, comme dans toute espèce dappareils ou doutils nou-veaux, former des hommes qui étudient, shabituent avec toutes les piècesdu mécanisme ; lorsquon rencontre des ouvriers intelligents, ils acquièrentbientôt toute lhabileté nécessaire. Lors de nos expériences (cétait fort peude temps après que la machine venait dêtre définitivement mise en place,les pièces accessoires, telles que le chariot mobile, nexistaient pas encore),M. Lemaître avait un nouvel ouvrier qui ne conduisait la machine quedepuis quelques jours, et qui, choisi simplement parmi les hommes depeine, navait pas encore toute lhabitude désirable. Il était aidé de deuxmanœuvres, dont le service était de soutenir et de varier la position ducylindre à river, puis de deux enfants de dix à douze ans, dont lun faisaitchauffer les rivets dans un four à réverbère construit exprès et placé à côtéde la machine, tandis que lautre apportait successivement ces rivets rougesquil introduisait dans les trous des feuilles par lintérieur du cylindre.

Nous reconnûmes que, dans de certains cas, on pouvait marcher sensi-blement plus vite que dans dautres; ainsi lorsquon opère, par exemple,sur le bord des feuilles, on éprouve moins de difficulté à les changer deplace, et à introduire les rivets, que lorsquon travaille au milieu d'ungrand et long cylindre qui est nécessairement plus embarrassant à manœu-vrer, et qui oblige lenfant dallonger le bras et de chercher, presque partâtonnement, le trou par lequel il doit faire entrer le rivet.

Dans lune des expériences que nous fîmes, nous comptâmes 9 rivets misen place, et entièrement frappés, dans lespace de deux minutes seulement ;