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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

sappuyer très-fortement sur la feuille de tôle à cintrer. Cest ainsi que lesfonds de la chaudière que ce constructeur a envoyée à lexposition étaientemboutis, chacun dune seule pièce, comme tout le monde a pu le re-marquer. On a ainsi lavantage de simplifier, dune part, la constructionde la chaudière, en évitant de faire les fonds en plusieurs morceaux et,par suite, un grand nombre de rivures, et, dun autre côté, on peut sat-tendre à avoir une chaudière plus solide, présentant nécessairement moinsde chance de fuite.

M. Cavé nous a dit avoir établi, il y a déjà fort longtemps, une machinepropre à emboutir des grands fonds de chaudières, au moyen dune espècede pilon quil faisait mouvoir par laction directe de la vapeur, à peu prèscomme dans les marteaux verticaux actuels, et qui tombait sur la tôle pla-cée sur un mandrin ayant la forme voulue. Il a cru alors devoir abandonnerpresque immédiatement cette machine, parce que la commande dunegrande quantité de ces espèces de bassines na pas eu de suite ; elles étaientdestinées pour la fabrication du sucre ; or, on sait que les chaudières hé-misphériques se construisent, depuis longtemps déjà, en fonte douce etmince; ce qui est beaucoup plus économique et presque aussi léger.

Il existe en Angleterre quelques machines à emboutir composées dunmandrin de forme convexe et dune matrice de forme concave, entre les-quelles on serre très-fortement les feuilles de tôle chauffées au rouge, aumoyen de vis de pression faisant corps avec le mandrin.

Pour cintrer, au reste, des tôles qui doivent prendre des formes irrégu-lières, on emploie des mandrins en fonte, sur lesquels on fait appliquer lesfeuilles préalablement chauffées au rouge en les frappant au marteau à lamain.

MM. Derosne et Cail viennent de faire monter dans leurs ateliers, parleur ingénieur, M. Houel, une machine propre à cintrer les chaudières etles coupoles sphériques en cuivre quils construisent en si grand nombrepour les sucreries de canne et de betterave (1). Cette machine, quils appel-lent marteau-planeur, nest autre quun pilon à tête aciérée que soulève unecame à développante, et qui tombe sur une enclume ou matrice sphériquesur laquelle pose la chaudière. Un ouvrier change constamment la place decelle-ci, afin de présenter successivement tous les points de la surface àlaction du pilon, il peut le faire avec dautant plus de facilité quelle esttenue en suspension par des mouffles. Cette machine et lappareil à chan-freiner dont nous avons parlé dans notre 2 e vol., et qui a été perfectionnéedepuis par M. Decoster, constituent avec la machine à cintrer les outilsprincipaux employés dans la chaudronnerie de cuivre.

(O Nous donnerons prochainement les dessins et descriptions des appareils à sucre, établis parces constructeurs, avec leur condenseur à double effet, et ceux de M. Louvrier-Gaspard.