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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
s’appuyer très-fortement sur la feuille de tôle à cintrer. C’est ainsi que lesfonds de la chaudière que ce constructeur a envoyée à l’exposition étaientemboutis, chacun d’une seule pièce, comme tout le monde a pu le re-marquer. On a ainsi l’avantage de simplifier, d’une part, la constructionde la chaudière, en évitant de faire les fonds en plusieurs morceaux et,par suite, un grand nombre de rivures, et, d’un autre côté, on peut s’at-tendre à avoir une chaudière plus solide, présentant nécessairement moinsde chance de fuite.
M. Cavé nous a dit avoir établi, il y a déjà fort longtemps, une machinepropre à emboutir des grands fonds de chaudières, au moyen d’une espècede pilon qu’il faisait mouvoir par l’action directe de la vapeur, à peu prèscomme dans les marteaux verticaux actuels, et qui tombait sur la tôle pla-cée sur un mandrin ayant la forme voulue. Il a cru alors devoir abandonnerpresque immédiatement cette machine, parce que la commande d’unegrande quantité de ces espèces de bassines n’a pas eu de suite ; elles étaientdestinées pour la fabrication du sucre ; or, on sait que les chaudières hé-misphériques se construisent, depuis longtemps déjà, en fonte douce etmince; ce qui est beaucoup plus économique et presque aussi léger.
Il existe en Angleterre quelques machines à emboutir composées d’unmandrin de forme convexe et d’une matrice de forme concave, entre les-quelles on serre très-fortement les feuilles de tôle chauffées au rouge, aumoyen de vis de pression faisant corps avec le mandrin.
Pour cintrer, au reste, des tôles qui doivent prendre des formes irrégu-lières, on emploie des mandrins en fonte, sur lesquels on fait appliquer lesfeuilles préalablement chauffées au rouge en les frappant au marteau à lamain.
MM. Derosne et Cail viennent de faire monter dans leurs ateliers, parleur ingénieur, M. Houel, une machine propre à cintrer les chaudières etles coupoles sphériques en cuivre qu’ils construisent en si grand nombrepour les sucreries de canne et de betterave (1). Cette machine, qu’ils appel-lent marteau-planeur, n’est autre qu’un pilon à tête aciérée que soulève unecame à développante, et qui tombe sur une enclume ou matrice sphériquesur laquelle pose la chaudière. Un ouvrier change constamment la place decelle-ci, afin de présenter successivement tous les points de la surface àl’action du pilon, il peut le faire avec d’autant plus de facilité qu’elle esttenue en suspension par des mouffles. Cette machine et l’appareil à chan-freiner dont nous avons parlé dans notre 2 e vol., et qui a été perfectionnéedepuis par M. Decoster, constituent avec la machine à cintrer les outilsprincipaux employés dans la chaudronnerie de cuivre.
(O Nous donnerons prochainement les dessins et descriptions des appareils à sucre, établis parces constructeurs, avec leur condenseur à double effet, et ceux de M. Louvrier-Gaspard.