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l'UULICATION INDUSTRIELLE.
convenable, la substance sur laquelle il s’agit d’opérer, et qui doit êtrepréalablement réduite en poudre fine, de manière à en former une espècede pâte ; on triture ce mélange, et. on le laisse assez de temps pour que ladissolution soit complète; on le chauffe même si c’est nécessaire ; ensuiteon le place dans le cylindre, et on le foule afin de le serrer autant que pos-sible, on remet le chapeau sur le cylindre, puis on établit la communicationde l’appareil avec le réservoir. »
En 1811, MM. Vatrin et Mullier, de Paris , prirent un brevet de quinzeans pour un appareil à filtrer et à rendre salubres de grandes quantitésd’eau de fleuves et rivières. Le principe sur lequel repose leur inventionconsiste dans la disposition de plusieurs trémies ou troncs de pyramides enchêne, que l’on fait communiquer par des conduits et rigoles; elles con-tiennent chacune un certain nombre de cases, de même forme, en bois depeuplier, percées de trous, et que l’on garnit à l’intérieur de sacs mobilesen grosse flanelle. Les cordes des premières trémies sont remplies degravier, qui a été préalablement tamisé à différents degrés de grosseur oude finesse, et celles des deux dernières trémies contiennent des sacs rem-plis de charbon pilé, a Le résultat de ce mode de filtration est de pouvoir àvolonté, disent les auteurs, opérer sur la plus grande masse d’eau possible,dans le moindre temps, et de la purifier par le charbon de son insalubrité,sans la priver de l’air vital ou respirable (1). »
M. Soller, d’Altkirch , eut l’idée, en 18tti, d’épurer les eaux, au moyend’une fontaine artificielle garnie d'un filtre. Quant à la disposition de l’ap-pareil en lui-même, il ne présente rien de particulier: il se compose sim-plement d’un cylindre en bois ou en métal, que l’auteur loge entièrementdans le sol, à une certaine profondeur qui dépend de la localité; dans lefond de ce cylindre plonge un tuyau qui s’élève jusqu’au dessus pour com-muniquer avec le réservoir d’eau à clarifier. Il remplit ce cylindre à partirde sa base, d’une couche de gros cailloux qu’il recouvre avec une autre decailloux plus petits, puis d’une troisième de cailloux très-fins. Celle-ci estensuite recouverte d’une couche de gros sable , surmontée d’une autre desable fin; enfin, au-dessus de celle-ci, il met encore une couche de grossable, puis une dernière de cailloux. L’eau, amenée du réservoir supérieurpar le tuyau qui descend jusqu’au bas du cylindre, traverse successivementchacune de ces différentes couches, en y laissant les vases et les matièresimpures qu’elle contient, et sort par un autre tube placé à la partie supé-rieure. « On peut, dit l’auteur, établir ainsi près des fleuves et rivières des
Bulletin (an x). Il se compose d’une caisse contenant la matière durante, et surmontée d’un grandtube vertical communiquant avec un réservoir supérieur. Cet appareil, appliqué à la purifiationdes huiles, est aussi fondé sur la propriété du charbon en poudre. L’extrême pression qu'exerce lefluide contenu dans le grand tube, force l’huile à traverser le charbon d'où elle sort épurée. Lorsquecelui-ci est chargé d’impuretés, on dévisse les tubes de communication et de sortie, on bouche lestrous de la caisse, et on chauffe celui-ci jusqu’à ce que les matières impures soient également car-bonisées.
(1) Tom. xii, pag. 323, pi, 31 des brevets expirés.