PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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DESCRIPTION DU PÉTRIN CONSTRUIT PAR M MORET,
ET REPRÉSENTÉ SUR LA PLANCHE 23.
Comme nous l’avons dit, ce pétrin a beaucoup d’analogie avec celui deM. Fontaine, quant au principe, au mode de travail, mais il en diffère essen-tiellement par la construction. Il est entièrement en fonte et en fer, et lesdispositions que M. Moret a su lui adapter, soit pour les ajustements, soitpour les moyens de suspension et de manœuvre du couvercle, soit encorepour le compteur et le mouvement principal, permettent de le considéreraujourd’hui comme l’un des meilleurs appareils que l’on puisse appliquerau pétrissage mécanique de la pâte.
Cette machine est représentée, sur la fig. l re , en élévation, vue par lebout, du côté du compteur et du treuil, qui sert à enlever le couvercle ; surla fig. 2 e , en projection latérale vue extérieurement, d’une part, et encoupe par l’axe, de l’autre ; sur la fig. 3 e , la section verticale perpendicu-laire à l’axe.
Elle se compose d’un cylindre de fonte A, séparé exactement en deuxcompartiments égaux par une cloison verticale B, qui est parallèle à sesdeux fonds, et fondue avec lui, comme ces derniers. L’un de ces compar-timents est destiné au frasage, et l’autre au pétrissage Ce cylindre doit êtrenécessairement ouvert, pour pouvoir y introduire soit le levain , soit l’eauou la farine, et enlever la pâte lorsqu’elle est faite ; il est alors fermé parun couvercle de fonte C, qui, par sa forme, complète exactement le cylindre,avec lequel il est assemblé au moyen de charnières en fer a, et retenu, ducôté opposé, par les équerres b et c, que l’on visse entre elles. Il est àremarquer que pour éviter, pendant l’opération, qu’il n’y ait aucunefuite, les bords du couvercle et du cylindre sont dressés sur toute leur lon-gueur et taillés en biseau, comme le montre la section détaillée fig. 7 ; cetajustement, qui est d’une grande simplicité, et fort commode, est dû àM. Moret, et on s’en trouve parfaitement.
Sur les deux fonds du cylindre, et à son extérieur, sont rapportées lesboîtes de fonte e, qui ont non-seulement pour objet de lui servir de tou-rillons, pour qu’il puisse librement tourner sur lui-même, mais encore destuffing-box et de réservoirs d’huile, pour donner passage à l’axe en fer D,sans laisser de jour et par conséquent sans permettre de fuite. On voit,par le détail en coupe de l’une de ces boîtes (fig. 5), qu’elles sont aléséesintérieurement et renferment un canon creux en cuivre plein d’huile etserrant de l’étoupe à droite et à gauche et autour de l'axe; un bouchon h,vissé dans le bout, comprime cette étoupe et ferme hermétiquement ; decette sorte on n’a pas à craindre que la poussière puisse s’introduire dansle cylindre. Pour éviter le mouvement latéral, le constructeur a rapporté aucentre d’une bride en fer/(fig. l re ), une vis de pression qui s’appuie surl’extrémité de la boîte la plus courte.
L’axe D, porte sur toute sa longueur plusieurs bras ronds g, en fer creux