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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de laquelle on fait tomber un cliquet darrêt o', est rapportée sur laxe dela manivelle pour arrêter le système à volonté, et, par conséquent, pourmaintenir le couvercle suspendu à la hauteur nécessaire au-dessus ducylindre (fig. 3. ).

Comme il est utile aussi, en ce moment, que le cylindre reste parfaitementen repos, et quil pourrait aisément osciller sur lui-même sil nétait convena-blement arrêté, le constructeur a ajouté une espèce de fourchette en fer P,qui a son point dappui soit sur lune des entretoises b, soit sur une oreillevenue de fonte avec le bâtis E', et sur lextrémité de laquelle il fait tomberun petit goujon O, qui est taraudé sur le fond du cylindre à la place voulue.

Du compteur. Pour prévenir louvrier du degré auquel la pâte estarrivée après un temps déterminé, M. Moret a additionné à lappareil uncompteur qui sonne au bout dun certain nombre de révolutions, qui estordinairement de trente. Ce compteur est simplement composé dune roueà rochet v, portant 30 dents, et dans les dents de laquelle tombe le boutdun cliquet w, suspendu à un levier à ressort x, rapporté au bâtis, et pro-longé pour recevoir, à chaque révolution du cylindre, laction dunetouche y, taraudée sur la base de ce dernier. Un cadran divisé, couvrant laface de la roue et tournant avec elle, indique toujours, à laide dun indexfixe, à quel moment en est lopération. Lorsquelle est arrivée à son terme,une petite saillie ou came solidaire avec la même roue et le cadran, vientagir sur la queue dune sonnette, et prévient louvrier pour quil arrête aus-sitôt le mouvement de lappareil. Il enlève le couvercle, gratte la farine quiadhère aux parois sans être travaillée par les bras, et vérifie si le mélangeest bien effectué. Comme le frasage varie nécessairement suivant les farinesemployées et suivant la nature du pain que lon veut fabriquer, on estobligé de diviser lopération en plusieurs parties. Aussitôt la vérificationfaite, et après avoir ajouté dans le mélange leau ou la farine nécessaire,on referme le pétrin pour le remettre en marche.

Travail de la machine. Ce travail demande ordinairement 18 à 20minutes, et avec 5 ou 6 hommes; mais en marchant par un moteur, onpeut faire 20 à 22 fournées de pain en 12 heures, cest-à-dire pétrir etemployer la quantité de pâte correspondante à 14 ou 15 sacs de farine, dupoids de 159 kil. chaque. Il faudrait, par le système ordinaire à la main,10 à 12 hommes pour travailler la même quantité.

Le pétrin représenté pl. 23 peut contenir à la fois 600 kilog. de pâte, eton estime quil faut la puissance dun cheval vapeur pour le faire mouvoir,en lui imprimant une vitesse de 7 à 8 révolutions par minute.

Un pétrin qui ne devrait marcher que par un ou deux hommes aurait desdimensions beaucoup plus petites que le précédent, de manière à ne con-tenir que 200 à 250 kilog. de pâte, au plus.

M. Moret a déjà construit plusieurs de ces pétrins pour Paris , pour laprovince, et même pour quelques pays étrangers. Nous avons la convictionquils devront se répandre, parce quils sont simples et dun bon emploi.