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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de laquelle on fait tomber un cliquet d’arrêt o', est rapportée sur l’axe dela manivelle pour arrêter le système à volonté, et, par conséquent, pourmaintenir le couvercle suspendu à la hauteur nécessaire au-dessus ducylindre (fig. 3. ).
Comme il est utile aussi, en ce moment, que le cylindre reste parfaitementen repos, et qu’il pourrait aisément osciller sur lui-même s’il n’était convena-blement arrêté, le constructeur a ajouté une espèce de fourchette en fer P,qui a son point d’appui soit sur l’une des entretoises b, soit sur une oreillevenue de fonte avec le bâtis E', et sur l’extrémité de laquelle il fait tomberun petit goujon O, qui est taraudé sur le fond du cylindre à la place voulue.
Du compteur. — Pour prévenir l’ouvrier du degré auquel la pâte estarrivée après un temps déterminé, M. Moret a additionné à l’appareil uncompteur qui sonne au bout d’un certain nombre de révolutions, qui estordinairement de trente. Ce compteur est simplement composé d’une roueà rochet v, portant 30 dents, et dans les dents de laquelle tombe le boutd’un cliquet w, suspendu à un levier à ressort x, rapporté au bâtis, et pro-longé pour recevoir, à chaque révolution du cylindre, l’action d’unetouche y, taraudée sur la base de ce dernier. Un cadran divisé, couvrant laface de la roue et tournant avec elle, indique toujours, à l’aide d’un indexfixe, à quel moment en est l’opération. Lorsqu’elle est arrivée à son terme,une petite saillie ou came solidaire avec la même roue et le cadran, vientagir sur la queue d’une sonnette, et prévient l’ouvrier pour qu’il arrête aus-sitôt le mouvement de l’appareil. Il enlève le couvercle, gratte la farine quiadhère aux parois sans être travaillée par les bras, et vérifie si le mélangeest bien effectué. Comme le frasage varie nécessairement suivant les farinesemployées et suivant la nature du pain que l’on veut fabriquer, on estobligé de diviser l’opération en plusieurs parties. Aussitôt la vérificationfaite, et après avoir ajouté dans le mélange l’eau ou la farine nécessaire,on referme le pétrin pour le remettre en marche.
Travail de la machine. — Ce travail demande ordinairement 18 à 20minutes, et avec 5 ou 6 hommes; mais en marchant par un moteur, onpeut faire 20 à 22 fournées de pain en 12 heures, c’est-à-dire pétrir etemployer la quantité de pâte correspondante à 14 ou 15 sacs de farine, dupoids de 159 kil. chaque. Il faudrait, par le système ordinaire à la main,10 à 12 hommes pour travailler la même quantité.
Le pétrin représenté pl. 23 peut contenir à la fois 600 kilog. de pâte, eton estime qu’il faut la puissance d’un cheval vapeur pour le faire mouvoir,en lui imprimant une vitesse de 7 à 8 révolutions par minute.
Un pétrin qui ne devrait marcher que par un ou deux hommes aurait desdimensions beaucoup plus petites que le précédent, de manière à ne con-tenir que 200 à 250 kilog. de pâte, au plus.
M. Moret a déjà construit plusieurs de ces pétrins pour Paris , pour laprovince, et même pour quelques pays étrangers. Nous avons la convictionqu’ils devront se répandre, parce qu’ils sont simples et d’un bon emploi.