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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Les bacs rafraîchissoirs sont construits en bon sapin du nord, en planchesépaisses et solidement jointes et boulonnées ; iis ont 15 centimètres deprofondeur seulement, et la bière y est exposée sous une couche dequelques centimètres.
On se fera une idée de l’étendue de ces bacs, quand on saura que, pour1,500 gallons de moût, la surface réfrigérante doit être de 140 mètrescarrés.
Le refroidissement dans ces vastes bacs est naturellement proportionnelà la surface du liquide, à la température de l’air extérieur, à l’état hygro-métrique de l’atmosphère, et surtout au renouvellement plus ou moinsrapide de l’air sec. Dans le cas où le bâtiment qui contient les bacs n’estpas favorablement exposé aux vents, il est nécessaire de produire l’effetdésiré au moyen d’un puissant ventilateur mis en mouvement par unemachine à vapeur.
En été, le refroidissement spontané ne peut guère avoir lieu que pendantla nuit.
La quantité d’eau évaporée pendant l’abaissement de température està peu près de 1/8 du volume du moût. Le temps nécessaire au refroidisse-ment, dans un bâtiment bien exposé, est de six à sept heures dans lestemps favorables, et de douze à quinze dans les mauvaises saisons. On aessayé d’éviter les effets inconstants de ces bacs rafraîchissoirs, en em-ployant, comme moyen de refroidissement, l’eau dont la capacité calori-fique est beaucoup plus grande que celle de l’air.
Le réfrigérant à courant d’eau froide le plus employé jusqu’à ce jour estcelui de M. Nichols.
Cet appareil est méthodiquement conçu ; ainsi la bière en couche très-mince se trouve en contact immédiat avec de l’eau de plus en plus froideà mesure qu’elle se refroidit elle-même, et l’aspersion d’eau froide, qui alieu sur la surface entière du réfrigérant, produit un refroidissement pro-venant de l’évaporation spontanée de l'eau.
Avec cet appareil, un hectolitre et demi d’eau suffit pour refroidir unhectolitre de moût jusqu’à 15°, en supposant que l’eau sorte du puitsàlO 0 .L’eau d’aspersion forme le quart de la quantité précédente.
L’eau de refroidissement acquiert une température de 35°; elle peutparfaitement servir à la confection de la bière; elle permet donc de faireune économie sur le combustible. »
Mais si cet appareil a l’avantage d’opérer d’une manière continue, on luireproche d’être d’une construction dispendieuse, et d’exiger des soins etde l’attention de la part de l’ouvrier chargé de le conduire, d’être d’unentretien difficile et peu commode. Aussi nous ne sommes pas étonnéqu’on donne aujourd’hui la préférence au réfrigérant de M. Tamisier, quiest évidemment plus avantageux sous tous les rapports, comme on pourrafacilement s’en rendre compte par le tracé et la simple description quisuit :