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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
remarqué, d’après les tracés qui nous ont été communiqués, qu’ils ontapporté dans la distribution des tuyaux une légère modification, que nouscroyons devoir faire connaître. Au lieu de faire suivre depuis l’introductionjusqu’à la sortie tout le développement des tubes repliés du condenseur, cesconstructeurs font circuler la vapeur provenant de la chaudière close, suc-cessivement d’abord, dans les 5 ou 6 premiers tubes superposés, maisensuite ils lui donnent à la fois eiitrée dans les 4 tubes suivants, puis dansles 6 ou 8 autres tubes qui sont au-dessous.
M. Louvrier fils a eu l’idée de compléter cette modification, en dispo-sant les tubes de manière à recevoir tous en même temps toute la vapeurqui vient s’y précipiter, et qui s’y condense alors très-rapidement. Ainsi,la vapeur provenant de la chaudière se rend par un tuyau recourbé d’untrès-gros diamètre dans une première colonne verticale en fonte, qui estégalement d’un fort diamètre, et se répand à la fois (et avec toute la rapi-dité que le fluide se précipite dans le vide ) dans une suite de tubes hori-zontaux, droits ou courbes, qu’elle parcourt en même temps pour sortirpar une seconde colonne verticale placée parallèlement à la première. « Parcette disposition, observe M. Louvrier, je donne à la vapeur qui occupeun volume 12 à 13 mille fois plus considérable que celui de l’eau qui l’aformée d), un grand espace pour qu’elle puisse se dégager facilementdès sa sortie de la chaudière. Elle n’est plus étranglée , comme lorsqu’elleest forcée de passer successivement par une seule petite ouverture, dansune grande longueur de tubes coudés et de même diamètre. On peut êtrecertain alors que la température est à peu près égale sur toute l’étendue ducondenseur. »
CONDENSEUR A INJECTION APPLIQUÉ PAR MM. DEROSNE ET CAIL,
DANS LES FABRIQUES ET RAFFINERIES DE SUCRE ,
REPRÉSENTÉ PLANCHE 25 .
Dans toutes les localités où l’on peut se procurer de l’eau en abondance,MM. Derosne et Cail appliquent généralement le condenseur à injection,tel que celui représenté en élévation sur la fig. 1, pl. 25.
Ce condenseur, d’une construction plus simple, et par suite beaucoupmoins dispendieuse que celui à double effet que nous venons de décrire,ne permet pas évidemment d'obtenir les mêmes avantages, et surtout unegrande économie de combustible ; cependant il est plus généralement em-ployé, en France , dans les fabriques et les raffineries de sucre.
(1) Pour se faire une idée du volume de la vapeur à la basse température, à laquelle on supposequ’elle se trouve dans les appareils d’évaporation et de cuite, avec condensation, il suffit de serappeler qu’à la pression d’une atmosphère, son volume est à très-peu près 1,700 fois plus grandque celui de l’eau qui l’a engendrée , et que suivant la loi physique des gaz , ce volume augmentedu double à une pression moitié moindre , du quadruple , quand elle n’esl plus que le 1/4, et enfinil devient près de 12,000 fois plus considérable que celui de l’eau, à la pression de 9 e ,5, qui est lapression ordinaire à laquelle l’appareil dans le vide doit généralement fonctionner.