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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
L’axe inférieur H 2 est prolongé d’un côté en dehors du bâtis, pour porterun autre balancier Q, qui sert à faire mouvoir les tiges q des pistons desdeux autres pompes U, plus petites que les précédentes, et servant à ali-'menter les chaudières ou générateurs de vapeur. L’eau qu’elles aspirent yarrive par leur base inférieure Y, et en sort par le tuyau X.
Comme ces pompes ne présentent rien de particulier, nous ne pensonspas devoir entrer dans d’autres détails quant à leur construction. Il est bonde remarquer seulement qu’elles doivent être d’une capacité beaucoup plusgrande que celle qui serait nécessaire pour l’alimentation d’une chaudièrede 6 à 8 chevaux. On doit les construire pour alimenter les générateursde toute l’usine, lesquels peuvent, dans certains établissements, produireensemble la quantité de vapeur nécessaire à 100 chevaux, et même plus.
Nous allons maintenant faire connaître la marche de tout l’appareil aveccondenseur à double effet, en nous reposant à cet égard sur les donnéesmême publiées dans le mémoire de MM. Derosne et Cail, lequel estspécialement destiné à la fabrication des sucres de canne.
SERVICE DE L’APPAREIL D’ÉVAPORATION ET DE CUITE.
Les jus de canne, ayant été soumis à la défécation et à la première filtra-tion, se trouvent élevés dans le réservoir G’. Lorsque celui-ci est suffisam-ment rempli, on ouvre le robinet qui se trouve dans sa partie inférieure;le jus se rend immédiatement dans les distributeurs N 2 du condenseur.
Pour commencer un travail, comme on n’a pas de matière pour alimen-ter la chaudière A, on est obligé de laisser couler, par les distributeurs N 2 ,une certaine quantité de jus qui se répand goutte à goutte, et dans un étatde division extrême, sur le premier tuyau du condenseur ; de là il descendsur le second, puis sur le troisième, etc., et arrive au bas de ce condenseur,dans les cuvettes V', pour se rendre au réservoir H. Lorsqu’il y a dans ceréservoir une quantité de liquide suffisante pour le chargement de la chau-dière, on peut alors procéder à la mise en train.
Pendant que le jus emplit le réservoir H, on s’occupe de faire le vide dansl’intérieur de l’appareil, c’est-à-dire dans toutes les parties A, B, C, qui lecomposent, au moyen de la pompe à air ; la chaudière est donc bientôttoute prête à aspirer le jus du réservoir H. On ouvre alors le tuyau d 'de laboîte d’aspiration B 2 , et aussitôt le sirop se précipite dans la chaudière,conduit par le tube qui plonge dans le réservoir. Aussitôt que la chaudièreA se trouve emplie au degré convenable, ce dont on s’assure au moyen delunettes de verre p placées sur cette chaudière, on ferme le tuyau d'; onintroduit aussitôt la vapeur dans les serpentines de chauffe. Pour cela, onouvre le robinet à double calotte b de la chaudière H, et la vapeur arrivepar le tuyau a , s’introduit dans les deux serpentines de chauffe de la chau-dière, et ne tarde pas à mettre le jus en ébullition. La vapeur qui s’échappede ce jus s’élève par le chapiteau h, se rend dans le vase de sûreté B, de