PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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« On peut, si l’on veut, opérer d’une autre manière, un peu plus prompte,pour remettre la chaudière en état d’être rechargée : dès que cette chau-dière est vide de sirop, on ferme le robinet à air l; on ferme également,aux trois quarts, le robinet de vidange e, et on ouvre le robinet c , qui intro-duit de la vapeur dans l’intérieur de la chaudière A ; on fait siffler cettevapeur pendant un instant par l’ouverture rétrécie du robinet de vidange e,puis on ferme celui-ci entièrement. L’effet du sifflement de la vapeur a étéd'expulser l’air de la chaudière, et on n’a plus besoin de compter sur le jeudes pompes à air pour rétablir le vide.
« Cette introduction de vapeur dans la chaudière, si elle n’est pas tou-jours utile pour le rétablissement du vide (puisque l’on peut se servir despompes à air), est quelquefois nécessaire pour dégraisse/ la chaudière et lerobinet de vidange; c’est après les cuites que cette opération peut devenirnécessaire, puisqu’en raison de la basse température à laquelle le sirop secuit, il arrive quelquefois qu’il se dépose des cristaux de sucre sur les paroisde la chaudière; le lavage à la vapeur devient fort utile dans ce cas. »
«Il résulte de ce qui précède qu’après avoir chargé une première fois lachaudière close A avec du jus de canne, qui n’a éprouvé aucune évapora-tion, on n’a plus, pour les opérations suivantes, que du jus qui a subi uncommencement de concentration sur les tubes du condenseur. Dans cettepremière évaporation, les jus de canne, qui correspondent à peu près à 9°de densité froids (1) en sortant de la défécation, douent être amenés à unedensité de 16 à 17° pour la même tempér ature. On devra donc régler l’ou-verture des robinets distributeurs du condenseur de manière à obtenir unécoulement de jus tel, que celui-ci arrive dans les cuvettes V' au degré deconcentration ci-dessus. Une fois le travail du condenseur réglé de cettemanière, il y aura équilibre avec ce qui peut être évaporé dans la chaudièreA, et le jus arrivant dans le réservoir H, sera juste en proportion pour êtreabsorbé par cette chaudière. On travaillera ainsi avec régularité et sansencombrement.
« Les sirops à 25° sont envoyés sur les filtres à noir en grains, et se rendent,après la filtration, dans le réservoir G 2 , où on a à les prendre pour les por-ter au point de cuite.»
Lorsque ce réservoir contient une quantité de sirops filtres assez grandepour faire le chargement de la chaudière A, on saisit le moment où celle-cipeut être vidée, et, au lieu de la recharger avec le contenu du réservoir H, onla fait aspirer dans le réservoir G 2 par le tuyau d 2 , et on cuit jusqu’à consis-lance de preuve, en opéiantde la même manière que pour l’évaporation desjus. Pendant le temps de la cuite, les jus s’accumulent dans le réservoir H,qui est d’une contenance assez grande pour les recevoir. Pour prendre lapreuve, on se sert de la sonde n , qui est fixée sur la chaudière ; au moyen
( 1 ) Lorsqu’on parle de densité, il faut toujours s’entendre sur îa température du liquide, parceque cette température influe beaucoup sur le degré ; nous évaluons toujours les densités à la tem-pérature de 12° centigrades ( tû» Ré&umur.)
IV.
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