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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de cette sonde, on extrait de la chaudière une petite quantité de sirop surlaquelle on opère la preuve au filet. Lorsque le sirop est cuit, on vide lachaudière, en opérant la même manœuvre que nous avons décrite ci-dessus.Le contenu de la chaudière, dans ce cas, est.rendu, par la gouttière mobileL dans la gouttière V, qui le verse dans l'un ou l'autre des réchauffoirsqui sont dans l empli. »

DES SOINS A PRENDRE PENDANT LÉVAPORATION

DBS JUS EN SIROPS .

« Lorsquon procède à lévaporation des jus sucrés, il faut surveiller ledépart du premier bouillon, parce quil arrive très-souvent quau début delébullition il se produit un boursouflement dans la matière contenue dansla chaudière, et si on ny apportait pas la surveillance nécessaire, le jussortirait de la chaudière A, et passerait dans le vase de sûreté B. Il fautdonc, au moment le bouillon commence à se produire, introduire unepetite quantité dun corps gras quelconque, tel que beurre, saindoux,graisse ou huile. Ce corps gras sintroduit par le robinet à beurre o. Dèsque lon a mis dans le godet de ce robinet la matière grasse, que nous sup-posons être du beurre, la température de cette pièce le fait fondre, et, entournant rapidement la petite poignée qui termine la clef de ce robinet, levide qui existe dans la chaudière est cause que ce beurre fondu est aspirépromptement et tombe sur le jus en ébullition. Une très-petite quantité dematière grasse est suffisante pour faire tomber de suite le bouillon et pourrégulariser lébullition. 11 est utile que louvrier cuiseur, au moment lebouillon part, porte son attention sur les lunettes de la chaudière, et tiennesa main sur le robinet T, qui sert à lintroduction de la vapeur dans lesserpentins de la chaudière, afin de modérer à volonté le bouillon lorsquecela devient nécessaire. Si, dans la durée de lévaporation, pendant laquellela surveillance est toujours nécessaire, on aperçoit au jus ou au sirop de latendance à monter de nouveau, il faut répéter laddition du beurre. Leslunettes p sont très-utiles pour voir ce qui se passe dans la chaudière; afinde rendre leur usage plus facile, il est bon de fixer sur la lunette opposéeà celle que lon est le plus à portée de consulter, une petite lampe avec unréflecteur qui porte le plus de lumière possible sur la lunette (1).

« Nous avons dit quil est important de ne jamais laisser à découvert lestuyaux du serpentin de chauffe de la chaudière A, parce que, si cela arri-vait, la petite quantité de sirop qui adhère se caraméliserait, et communi-querait de la couleur et par suite de laltération à la masse du sirop enébullition : cela résulte de la haute température quacquièrent les tuyauxdu serpentin lorsquils ne sont pas baignés dans le liquide ; quand ils en sontrecouverts, au contraire, lévaporation immense qui a lieu absorbe si promp-tement le calorique de la vapeur qui est contenue dans ces serpentins, queleur température ne peut sélever; si donc on voit que, par la concentra-

(I) Les lampes dites Locatelli sont très-commodes pour cet emploi, parce quelles durent très-longtemps sans avoir besoin dêlre touchées.