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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
CONSTRUCTION DU CHASSIS PORTE-SCIE ET SON MOUVEMENT,
Avant de parler de ce châssis et de la disposition du mécanisme qui lemet en mouvement, il ne sera peut-être pas inutile de dire quelques motssur la construction du bâtis même de la machine qui le porte et lui sertde guide dans sa marche alternative.
Pendant long-temps on a fait les bâtis des scieries de placage en bois,composés de forts montants verticaux réunis par des traverses et des lon-grines ; mais depuis que l’on a compris les avantages du métal, on a appli-qué la fonte avec succès, à cause de la plus grande solidité qu’elle présente,et surtout parce qu’elle n’est pas susceptible de travailler, de se dérangercomme le bois.
Dans la machine qui nous occupe, le bâtis, qui doit porter tout le sys-tème mobile de la scie, se compose de deux forts châssis verticaux enfonte A et B, dressés avec soin sur le bord supérieur, et réunis par desentretoises C que l’on retient par des vis taraudées. Des oreilles a, venuesde fonte avec le bord inférieur de ces châssis, et dont les têtes sont exté-rieures, sont scellées avec solidité dans la pierre de taille même destinée àles recevoir. Cette disposition ne nous paraît pas très-heureuse, en cequ’elle ne permet pas d’enlever le bâtis avec facilité , lorsqu’on veutchanger la machine de place (ce qui a lieu, il est vrai, très-rarement), àmoins que de briser la pierre et de risquer aussi à casser les oreilles. IIsemblerait évidemment bien plus naturel de ménager à l’intérieur, oumieux à l’extérieur du bâtis, des oreilles horizontales qui seraient traverséespar des boulons à écrous que l’on pourrait toujours serrer à propos et aupoint convenable.
Des rebords saillants b sont venus de fonte avec les côtés supérieurs dubâtis, pour recevoir des vis buttantes c, qui servent à régler exactement laposition des coulisseaux rapportés d, que l’on a préalablement dressés avecsoin, et fixés ensuite sur les châssis. Ces coulisseaux étant en fonte, on yajoute des languettes en cuivre, qui forment coussinets aux coulisses duchâssis porte-scie, afin de guider celui-ci dans son mouvement rectilignealternatif. Il y a des constructeurs qui préfèrent faire entièrement lescoulisseaux en bronze, et leur donner une section carrée, en y pratiquantà l’avance sur chaque face des rainures triangulaires pour recevoir direc-tement les coulisses; par celte disposition, lorsque les rainures sont tropusées sur une face, on n’a qu’à changer les coulisseaux de côté pourqu’elles présentent une autre rainure aux coulisses; ces pièces durentainsi fort longtemps avant d’être dans l’obligation de les renouveler.
La monture de la scie se compose, comme à l’ordinaire, d’une pièceprincipale en bois E , qui en forme le corps, et qui, à ses extrémités, porteles deux côtés D, également en bois, réunis, d’une part, par le grandboulon d’écartement /, et de l’autre, par la lame de scie H, dont le plan