PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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simplifie encore les machines. Ces parties du métier sont simplementremplacées par des tables en zinc poli, qui par l’action continue desbattes conduisent parfaitement le coton dans les toiles métalliques conve-nablement disposées à cet effet; et, par l’aspiration continue du ventila-teur, qui ne fait pas moins de 800 révolutions par minute, le coton se main-tient facilement dans ces toiles. Enfin, toutes les pièces du métier sontmontées avec une grande solidité, et disposées de manière que l’on peuttoujours empêcher le jeu provenant de l’usure, parce qu’elles permettentde les resserrer quand il est nécessaire. Tous ces divers perfectionnementsprocurent aux batteurs-étaleurs de M. Lagoguée une marche très régulière,et un travail plus considérable, puisque chaque machine peut battre etnettoyer 1000 kilog. de coton en une journée , tandis qu'avec les anciensbatteurs on ne fait pas plus de 600 kilog.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU BATTEUR-ÉTALEUR DOUBLE,
REPRÉSENTÉ SUR LES PLANCHES 28 ET 29.
Ce batteur-étaleur a trois fonctions principales et distinctes, la premièreest de battre les filaments afin de les détacher, de les ouvrir pour les pré-parer au cardage, qui ne pourrait s’effectuer si ces filaments restaient dansl’état de compression due à l’emballage; la seconde consiste à détacher lesordures, la poussière, les feuilles et les graines qui y sont adhérentes. Cesdeux opérations peuvent s’effectuer aussi facilement, comme nous l’avonsdit, par le batteur-éplucheur dont le mécanisme est très simple. Mais celan’éviterait pas l’emploi du batteur-étaleur, qui est indispensable pour effec-tuer la troisième fonction qui est la plus importante, celle de napper etenrouler le coton, afin de pouvoir le présenter à l’opération du car-dage.
Par l’ancien système on était obligé d’employer le batteur-éplucheur iso-lément, et l’on soumettait le coton à un batteur-étaleur simple, c’est-à-dire à un seul battant ; par l’application du batteur-étaleur double, il n’estplus besoin que d’une seule machine, d’une seule manipulation, parce quepour les cotons courts, les deux battants ou frappeurs suffisent pour ouvrirle coton et le préparer au cardage. La troisième fonction du batteur-étaleurest donc de napper et enrouler le coton, pour pouvoir le transporter surles cardes.
Pour bien comprendre ces diverses fonctions du batteur, nous allonsfaire voir la composition et le jeu de chacune des parties qui le composentà l’aide des figures dessinées pl. 28 et 29.
La fig. l re de la pl. 28 représente un plan général de la machine vue endessus, en supposant que la table qui amène le coton aux cylindres alimen-taires soit en grande partie enlevée.
La tig. 2 e est une vue latérale ou élévation du métier, du côté des pou-lies et des arbres moteurs, en admettant également la table enlevée.