336 PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Dès grilles et enveloppes des batteuus. — Les deux paires decylindres étireurs W sont immédiatement suivies de grilles ou coursierscirculaires, qui conduisent le coton sous l’action des batteurs, et donnentpassage aux ordures, aux graines, aux boutons et tous autres corps étran-gers qui s’en détachent pendant le travail. Ces grilles sont chacune com-posées de six barreaux en fer s, terminés par des goujons pour se fixer dansdeux arcs en fer que l’on retient contre les faces intérieures du bâtis; on lesy assujétit par les vis de pression V taraudées dans l’épaisseur de ces arcs.Les barreaux sont ainsi ajustés, afin de pouvoir les faire tourner sur eux-mêmes, quand on le juge nécessaire, pour varier l’écartement de leursarêtes par rapport aux battes des volants, ainsi que le petit intervalle qu’ellesdoivent laisser entre elles, suivant les différentes natures de coton.
A la suite de ces grilles sont les fonds circulaires en fonte mince Y, quien forment le prolongement, et qui sont percés d’une grande quantité depetits trous, afin de donner issue à toute la poussière qui se dégage éga-lement du coton par l’action des frappeurs ; ces fonds sont aussi boulonnésaux côtés intérieurs du bâtis, et sont suivis de plans inclinés g 3 , qui amè-nent le coton battu sous les cylindres en toile métallique Y. Ces plansinclinés sont en zinc bien poli, au lieu d’être formés par une toile sans finmobile, comme dans les autres métiers ; on a reconnu que le coton étaitsuffisamment bien conduit de cette manière.
Les volants doivent être nécessairement enveloppés de toute part. On lesrecouvre au moyen d’une chemise en tôle mince X, qui est construite demanière à pouvoir s’enlever aisément, en retirant de leurs pitons les cro-chets suspendus aux tringles/, dont les supports sont rivés aux couvercles.Des ressorts méplats g' (fig. 1), également rivés sur ces derniers, tendant àsoulever les crochets, et par conséquent à les retenir dans leurs pitons, lesassujétissent de manière qu’ils ne puissent se décrocher d’eux-mêmes ; desorte que l’on n’a pas à craindre que, malgré le vif courant d’air qui seproduit à l’intérieur, les couvercles puissent s’enlever. Les côtés des bat-teurs sont aussi fermés par des joues verticales qui se fixent contre le bâtis,et portent les bords du couvercle et de son prolongement.
Des tambours en toile métallique. On sait que ces tambours ontpour objet de donner au coton, à mesure qu’il est battu, la forme de nappes,et de livrer passage à la grande quantité de poussière et de duvet qui sedégage du coton sous l’action des battants. A cet effet, on opère une aspi-ration continue à l’aide d’un ventilateur placé dans un étage plus élevé, etque l’on met en communication avec les cheminées ou les orifices de sortiedes cylindres Y. Ces derniers sont simplement formés chacun de trois croi-sillons en fonte, assujétis sur un arbre en fer h', et portant sur leur circon-férence une suite de petites tiges en fil de fer (fig. 4), sur lesquelles onajuste une chemise en forte toile métallique que l’on y retient solidementau moyen de brides ou colliers en fer méplat, comme l’indiquent les fig. 1et 6, Ces axes tournent dans des coussinets l', supportés contre les joues