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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
bois V', traversé par un axe en fer dont les tourillons sont entièrementlibres, et peuvent monter ou descendre dans les joues en fonte à coulisse W';pour forcer la nappe à rester serrée contre elle-même, à mesure qu’elles’enroule sur l’ensouple, on fait reposer celle-ci sur les deux rouleaux d’ap-pel U / , par lesquels elle est attirée des laminoirs (fig. 4). Ces rouleauxportent sur toute leur circonférence des cannelures demi-rondes assezespacées pour augmenter leur adhérence contre la nappe : mais, afin dene pas déchirer celle-ci, on les recouvre ordinairement de peau. Par cettedisposition on comprend qu’il est inutile de donner un mouvement à l’en-souple, il suffit de faire mouvoir les rouleaux d’appel avec une vitesse quiest égale à la marche même de la nappe, et qui, pour que celle-ci soit tou-jours bien tendue, doit être un peu plus grande que celle des laminoirs,dont ils reçoivent d’ailleurs leur mouvement au moyen des petites rouesdroites m 2 et des intermédiaires n 2 qui ont chacun 45 dents. Ces rouleauxsont eux-mêmes commandés réciproquement par les quatre pignonségaux p' s' s 2 de chacun 29 dents. Les tourillons de ces rouleaux sont mo-biles dans des coussinets k 2 semblables à ceux détaillés fig. 10.
II est facile de voir, par la fig. 3, que le mouvement principal est d’abordcommuniqué à la roue O', de 160 dents, montée à l’extrémité de l’un desdeux rouleaux lamineurs inférieurs, par un pignon droit & qui n’a seule-ment que 36 dents, et fixé à l’un des deux bouts de l’axe principal F’ quiest l’arbre moteur de toutes les parties mobiles du métier, à l’exception,comme nous l’avons vu, des deux volants ou frappeurs. Cet arbre, étantd’une grande portée en dehors du bâtis, est soutenu par une chaise enfonte G 2 rapportée à l’extérieur (fig. 2 et 7) ; il porte vers le bout les deuxpoulies P 2 , et de plus un second pignon d 2 (fig. 7), semblable au précédent,et qui commande la roue droite V, portée par l’axe du deuxième rouleauinférieur H' voisin du précédent ; sur le même axe, à côté de cette roue,en est une autre J', qui engrène avec le pignon d’angle K' afin de trans-mettre le mouvement à l’arbre latéral L, qui le communique à son tour,aux autres organes principaux de la machine ; cet arbre, étant d’une assezgrande longueur, est porté par trois paires de coussinets qui sont ajustésdans les consoles de fonte M, boulonnées sur la face antérieure du bâtis(fig. 1"). Pour interrompre le mouvement des cylindres cannelés, quand onle juge convenable, c’est-à-dire pour couper la nappe, on débraye, à l’aidede la fourchette d’embrayage H 2 , le pignon d 2 de la roue I' en le faisantglisser sur l’arbre. Le goujon, qui sert de point fixe à cette fourchette, estsolidaire avec une console en fonte S 2 que l’on voit en détails sur la fig. 9.
Nous avons dit que l’ensouple en bois Y' s’appuyait sur les cylindresd’appel U'. On conçoit facilement que cette ensouple n’étant commandéepar aucune espèce d’engrenage ou de courroie, et ne tournant que par lesimple contact, son poids n’est pas assez considérable pour opérer le ser-rage convenable des contours de la nappe ; c’est pour cette raison quedans les anciens batteurs on suspendait aux deux extrémités de l’arbre un