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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
VITESSE ET TRAVAIL DES PRINCIPAUX ORGANES
DU BATTEUR-ÉTALEUR.
La vitesse des volants ou frappeurs est, comme nous l’avons dit, très-considérable , elle peut dévier de 1100 à 1200 révolutions par minute ; parconséquent chacun d’eux étant muni de deux battes, peut frapper 2,200 à2,400 coups par minute. Il y a même quelques filateurs qui leur font don-ner 2,500 à 2,600 coups ; il ne serait pas toutefois prudent de marchertoujours à une aussi grande vitesse, surtout pour les cotons courte soie. Ondoit au reste disposer les poulies de commande, de manière à permettrede varier la vitesse suivant les besoins, comme aussi de faire marcher par-fois le second volant un peu plus rapidement que le premier.
La marche des cylindres alimentaires est ordinairement de 2 mètres à2 m ,15 par minute ; on peut donc se rendre facilement compte du nombrede coups de battes qu’une longueur donnée de coton peut recevoir pendantce temps par chacun des volants ; c’est environ 11 à 12 coups par centi-mètres, ou un peu plus d’un coup par millimètre.
Comme on a pu aisément le voir par les dessins, les engrenages quitransmettent les mouvements à ces cylindres, comme aux rouleaux et auxtambours à toile métallique , doivent être dans des rapports convenablespour que la marche à la circonférence de chacun d’eux soit la même oulégèrement augmentée suivant le degré d’étirage que l’on veut donner aucoton, et qui, comme nous l’a fait observer M. Brière, ne doit pas, dans unetelle machine, dépasser 1,5.
Suivant M. Lagoguée, on doit pouvoir travailler avec le batteur 1,000 ki-log. de coton par jour, quantité beaucoup plus considérable que celle quel’on obtient sur les métiers ordinaires.
C’est au batteur-étaleur que doivent surtout commencer les premierssoins à apporter dans ce travail de préparation pour la régularité du fil.Quoique celui-ci soit doublé un grand nombre de fois dans la suite desopérations, il est bon cependant de ne pas négliger le battage et la forma-tion des nappes. Le coton apporté près du métier dans des paniers, doitdonc être pesé avec soin à l’avance ; ce sont ces pesées que l’on étale surla table sans fin, en les disposant aussi régulièrement que possible en facedes rouleaux / (fig. 1 et 4). Ces pesées varient nécessairement suivant lanature des cotons, comme aussi suivant le numéro du fil que l’on veutfiler. C’est au contre-maître à les déterminer à l’avance , et à en surveillerl’exactitude, pour la régularité de la nappe.
Le prix de la machine de M. Lagoguée est de 4,000 fr. prise à ses ate-liers ; on a pu remarquer qu’elle était entièrement en fonte et en fer, etnous pouvons dire qu’elle est construite avec beaucoup de soin et desolidité.