PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Pour revivifier le noir, il faut le maintenir au rouge pendant un certaintemps; si, pendant ce temps, il est en contact avec de l’air, il arrivequ’une partie du noir est brûlé : on le reconnaît à ce que sa surface a tou-jours une couleur grise tirant plus ou moins sur le blanc. Cette incinéra-tion superficielle du noir est une perte sèche : le noir même en perd de laforce.
- Dans tous les appareils que nous venons de décrire, il y a toujours de l’airau contact du noir : la moindre quantité qu’on puisse y trouver est cellequi remplit les vides existant entre les grains du noir. Ce volume d’air,quoique n’étant pas à négliger, n’est pas le seul qui arrive au contact dunoir incandescent. Aucun des pots, ou des tuyaux fixes ou mobiles, nepeut fermer hermétiqnement ; des rentrées d’air ont lieu, soit pendant lechauffage, soit pendant le déchargement. Et même dans les appareilscontinus le noir quitte le tuyau quand il est à son maximum de tempéra-ture ; il se trouve exposé à des contacts multipliés avec de l’air, lors même(ce qui ne se fait pas d’habitude) que l’on aurait soin de le faire tomberdans des étouffoirs : le vide en effet ne peut exister dans ceux-ci. Pendantle chauffgage, les appareils sont susceptibles d’admettre de l’air par leursjoints et leurs fermetures : il suffit de jeter les yeux sur un appareil àtuyaux verticaux pour pressentir que cette quantité peut être assez grandeet occasionner un assez fort déchet sur le noir ; ce que l’on a fait pourmieux chauffer ces tubes, en les multipliant, augmente les chances decontact avec l’air. Parmi tous les appareils connus, celui formé de chemi-nées en maçonnerie donne le plus facilement accès à l’air pendant la cuis-son du noir, puisque ces parois sont perméables à l’air par leurs jointsnombreux et par les briques elles-mêmes.
Tous les fabricants éclairés ont depuis longtemps senti ces défauts desappareils à feu nu, continus ou intermittents: aussi les systèmes qui opé-raient la revivification sans l’action de la chaleur trouveraient toujours despartisans. Ainsi on a essayé l’action des acides et des lavages. On a essayéégalement de détruire les matières qui souillent le noir par la fermentationdu sucre qu’elles contiennent. Le noir était laissé dans les filtres et aban-donné à la fermentation qui s’y développait spontanément. Lorsqu’onsupposait son action suffisamment prolongée, on lavait ce noir à grande eau,et si le lavage était exécuté avec tout le soin désirable, le noir avait re-couvré son action décolorante. Cette méthode, ainsi que celle des acides,a été abandonnée après une expérimentation suivie. Rien n’est plus nui-sible à la bonne fabrication et au rendement dans les raffineries et dans lesbetteraveries, que la présence de la plus petite quantité de ferment oud’acide dans les vases, dans les filtres et dans les ustensiles. On comprendcombien il était difficile de purifier de tout ferment le noir revivifié par leprocédé de la fermentation. Pour y parvenir, des masses d’eau étaient né-cessaires, et de plus on n’était jamais sûr du bon état de revivification dunoir dont la qualité était fort inégale. Il n’y a plus aucune fabrique, à