PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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en commençant. Le bas prix d’établissement fut surtout cause du place-ment de cet appareil, qui pourtant occasionnait un grand déchet sur lenoir, donnait une revivification assez irrégulière et des noirs de qualitémédiocre.
On doit ranger dans la même catégorie un four à réverbère sur la tôleduquel on étalait le noir.
Appareil de M. Y an Goetiiem. — Parmi les appareils fixes nous devonssignaler ceux formés de tuyaux verticaux en fonte, se chargeant par lehaut et se vidant par le bas : ce système, proposé nouvellement par M. VanGoethem, a été souvent préféré aux cylindres mobiles. Ces tubes verticauxoffraient l’avantage de la continuité, avantage qui réside tout entier dansle chauffage continu du four que l’on n’est plus obligé de laisser refroidirpour le réchauffer ensuite. On a fait beaucoup varier le diamètre, et parsuite le nombre de ces tuyaux verticaux. Un appareil de cette catégorie,formé d’un grand nombre de tuyaux de 0 m ,06 environ, a été mis depuisdeux ou trois ans en circulation dans plusieurs usines. La petitesse du dia-mètre est, comme on le conçoit, beaucoup plus rationnelle et plus avan-tageuse, puisque l’épaisseur du noir à porter au rouge est bien moindre ; lacalcination est plus prompte et plus égale. Mais cet avantage ne suffit paspour rendre ce mode d’appareils à tubes verticaux, exempt de tout re-proche ; car les inconvénients inhérents au système subsistent toujours.
Ordinairement les tubes verticaux, qui contiennent le noir, sont enfonte et la flamme les enveloppe entièrement. On a eu l’idée de faire cestubes en maçonnerie, et on se représentera assez exactement l’appareil enimaginant un massif carré en maçonnerie, de 6 mètres de côté parexemple, sur une hauteur à peu près égale, et percé verticalement de plu-sieurs ouvertures ou cheminées de 0,40 de côté sur toute la hauteur. Cetappareil, simple de construction, a été établi dans les environs de Paris parM. J. F. Bon. Un certain nombre de ces cheminées reçoit le noir à revivifier ;les autres cheminées servent à chauffer les premières à l’aide de petitsfoyers à houille placés dans chacune d’elles : les cheminées à noir et lescheminées à fumée sont entremêlées de façon à avoir des murs mitoyensrecevant, d’un côté, le noir à calciner, et, de l’autre, la flamme et la fumée ;il en résulte que le noir est calciné pendant sa descente, qu’il chemine ensens inverse de la fumée, puisqu’on le charge par le haut et qu’on le sortpar le bas. L’appareil est continu : on pensait qu’un seul parcours du noirdans une cheminée suffirait pour le revivifier ; mais, à cause du mode dechauffage, le noir est inégal dans sa qualité et il est bon de le faire circulerune seconde fois. Dans cette disposition la chaleur n’est pas très-égalementdistribuée à toutes les cheminées à noir : si elle l’était il y aurait encoreplus de consommation de combustible. On a supprimé par ce système deconstruction les frais d’entretien et de remplacement des tuyaux de fonte,mais la main-d’œuvre et le déchet sont loin d’être diminués; la qualité dunoir est également loin d’avoir gagné.