PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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lignes, donnant plutôt la légende des pièces principales, telles que le cy-lindre à vapeur, le piston , la tige, le marteau et le tiroir avec sa tringle.D’un autre côté les dessins, qui représentent deux vues de l’appareil,montrant le marteau formé d’un prisme de fonte attaché directement parune forte tige au piston, renfermé dans un cylindre à simple effet, ne dé-montrent pas que cet appareil peut réellement fonctionner d’une manièremanufacturière. En effet le tiroir, qui est exactement disposé, ainsi que lecylindre à vapeur, comme dans les machines à percer de M. Cavé, est atta-ché au bout d’une tringle terminée par une poignée, et doit simplementêtre manœuvré à la main ; la forte tige qui réunit le piston au marteau estdentelée en forme de crémaillère, afin qu’on puisse y engager des men-tonnets, que l’on manœuvre aussi à la main ou au pied, pour arrêter lemarteau à la hauteur qu’on juge nécessaire. De telles dispositions, quiétaient suffisantes pour une machine à percer, ne peuvent être convenablespour un marteau à forger le fer, qui doit nécessairement fonctionner d’unemanière continue.
Il est évident que cet appareil, tel qu'il est représenté et décrit dans lebrevet que nous venons de citer, ne pouvait être.accepté en pratique.Aussi MM. Schneider, avec leur habile ingénieur, M. Bourdon, ne tardè-rent pas à modifier considérablement la construction de ce marteau, pouren faire une très-bonne machine-outil; mais, à notre grand regret, nousn’avons vu mentionnées aucune des importantes améliorations qu’ils y ontapportées (1). Or, suivant nous, c’était surtout ce perfectionnement qu’ilfallait faire breveter, plutôt que le principe de la machine; car, en présencedes faits que nous avons cités plus haut, il est évident que l’on doit re-connnaître aujourd'hui que l’idée seule d’un marteau vertical à vapeur nepeut être brevetable en 1841, puisque cette idée a été émise antérieurement.
Si, avant cette époque, personne n’avait déjà fait connaître ce principed’établir un marteau-pilon pouvant marcher directement par l’action d’unpiston renfermé dans un cylindre à vapeur, nous comprendrions que laspécification et les dessins qui accompagnent le brevet de MM. Schneiderpussent paraître, jusqu’à un certain point, suffisants pour établir le brevet;mais, comme il n’en est pas ainsi, il fallait nécessairement que ce brevetou des brevets d’addition expliquassent les modifications, les parties essen-tielles qui font aujourd’hui toute la réussite de la machine. C’est donc avecbeaucoup de peine que nous avons appris que ces constructeurs ne s’étaientpas fait breveter pour leurs perfectionnements, qui seuls, suivant nous,constituent leur véritable invention.
M. Nasmyth, qui s’est également occupé de cette question, en Angle-terre, vers la même époque que M. Bourdon en France , prit aussi un
(1) Nous avons fait toutes les recherches nécessaires pour savoir si MM. Schneider avaient prisdes certificats d’addition et de perfectionnement à leur brevet primitif, ou des brevets nouveaux pourles importantes améliorations qu’ils ont apportées à leur premier système, et nous n’avons rientrouvé à cet égard.