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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Le mode adopté par M. Brière est bien simple et facile à appliquer danstous les genres de roues, il consiste seulement à faire les coyaux ou lespetits bracons sur lesquels il fait reposer les augets, creux intérieurementcomme des tuyaux coudés, de telle sorte que lair refoulé dans le fond desaugets, trouvant issue par les coyaux , peut aisément séchapper à lexté-rieur. Une telle disposition était indispensable pour la roue du Vast, quina pas moins de 4 m ,40 de largeur, et qui est susceptible de dépenser 800 à900 litres deau par seconde, dans certains cas, et, au minimum, 600 litresdans les circonstances ordinaires.

DESCRIPTION DE LA ROUE A ÉCHAPPEMENT DAIR,

REPRÉSENTÉE SUR LES FIG. 1 ET 2 DE LA PL. 34.

De la roue proprement dite. La construction de cette roue estgénéralement différente de celles que nous avons déjà publiées, comme ilest facile de le voir à l'inspection des fig. 1 et 2. Elle est faite, partie enfonte, partie en bois et partie en fer. Larbre, les tourteaux, les couronnesextérieures et les coyaux sont en fonte; les bras, les couronnes intérieureset les fonds des augets sont en bois ; ceux-ci seuls sont en tôle; les frettes,les brides et boulons sont en fer.

Larbre A, qui est dune longueur totale de 5 m ,74, y compris les tou-rillons, est fondu creux avec ceux-ci, comme lindique le détail fig. 3; ilna pas moins de 66 centimètres de diamètre au milieu, mais 5 centimètresdépaisseur seulement, et 27 centimètres aux collets qui ne sont traversésque par un trou de46 millimètres. Vers les extrémités de cet arbre, près deses tourillons b, et à deux distances égales de son milieu, sont ménagéesdes portées cylindriques», sur lesquelles sont ajustés les moyeux des croi-sillons ou tourteaux en fonte B. À lun des bouts c, est montée la roue den-tée K, de 2 m ,564 de diamètre, pour servir à transmettre le mouvement dumoteur au pignon L, de 1",40 , fixé à lextrémité de larbre intermédiaireplacé dans 1 intérieur de lusine.

Comme cette nouvelle roue remplace simplement une ancienne en boisdéfectueuse, le propriétaire a voulu conserver ces deux engrenages K, L,qui existaient; sans quoi, lingénieur en eût certainement adopté dautresdune dimension sensiblement plus grande.

Les deux tourillons de larbre nont que 0 m ,25 de largeur; nous aurionspréféré, avec M. Brière, quils fussent beaucoup plus longs; nous lavonsdéjà dit ailleurs, toutes les fois que des arbres sont soumis à de grandescharges ou à de grandes vitesses, et surtout que les efforts de torsion sontincomparablement moindres que les efforts de pression, il est utile de don-ner aux tournions de grandes portées, parce quils sont moins susceptiblesdusure et quils se trouvent mieux assis, mieux assujetis ; le frottementnest pas, nous le répétons, plus considérable pour cela ; nous ne pouvons