PUBLICATION INDUSTRIELLE. 395
trop insister sur ce point, parce que nous voyons encore bien des mécani-ciens qui ne portent pas suffisamment d’attention à ce sujet.
Ces tourillons reposent sur des coussinets en bronze b', dont l’un estajusté dans un palier ou support fixe A', et l’autre ajusté dans un paliermobile, qui peut être varié de place sur sa plaque d’assise en fonte sur la-quelle on l'assujétit. Des vis de rappel v (Gg. 8) permettent de régler saposition avec toute l’exactitude désirable, et des vis verticales v’ servent àle soulever au-dessus de la plaque, de la quantité nécessaire pour pouvoirremplacer le coussinet en cas d’usure.
Les croisillons ou tourteaux de fonte B, qui réunissent l’arbre aux brasde la roue, présentent une forme différente de toutes celles que nous avonsdéjà dessinées. L’auteur a cherché à éviter de percer le bois, et pour celail a ménagé des oreilles de chaque côté des croisillons, de manière que lesbouts des bras qui y sont emboîtés se trouvent serrés simplement par desplatines en fer et des boulons latéraux d, comme on peut aisément lecomprendre par la vue de face lig. 1 et la section verticale Gg. 3 bis.Chaque tourteau, alésé au diamètre des portées de l’arbre, est fixé surcelui-ci par quatre fortes clés ou nervures en fer rapportées.
Les bras en chêne CC' qui y sont emboîtés s’assemblent, les uns avec lesdeux couronnes intérieures D, qui sont aussi en bois de chêne, formées deplusieurs jantes réunies par des platines en fer e, les autres avec les deuxcouronnes extérieures D 7 , qui sont entièrement en fonte et munies de ner-vures sur les faces intérieures, pour recevoir les augets ( Gg. 4 et 5 ).
L’assemblage des bras avec les deux genres de couronnes ne peut évi-demment être fait de la même manière; les bras C' sont ajustés à tenons,dans les cintres en bois 1) ( Gg. 6 et 7 ), et traversés par un long boulon f,dont l’écrou est entaillé dans l’épaisseur du bois; cette disposition que nousavons déjà eu l’occasion de décrire est simple et solide. Les autres bras Csont emboîtés dans des parties des couronnes D', qui présentent la formeindiquée Gg. 4 et 5, et retenus, d’une part, par deux boulons à écrou, etde l’autre, par des cales en fer / et g qui les serrent fortement dans leuremboîtement.
Sur la circonférence extérieure des cintres en bois D, sont clouées lesplanches E, qui forment la fonçure de la roue, et qui, par leurs extré-mités, se boulonnent sur la nervure ou cordon ménagé à la face intérieuredes couronnes de fonte D' ( Gg. 5 ).
Les augets sont formés partie en bois et partie en tôle ; la première h ,est disposée suivant les rayons de la roue, et par conséquent perpendicu-laire à la fonçure; la seconde se compose d’une feuille de tôle de 3 milli-mètres d’épaisseur qui, au lieu d’être simplement une surface plane, a étécoudée de manière à présenter deux plans ii' qui forment entre eux unangle de 171 degrés. Cette construction a permis de réduire à 18 degrésl’angle du dernier élément formant l’entrée de l’auget, avec la tangente àla circonférence extérieure de la roue, et d’obtenir par suite un écartement