Band 
Tome quatrième.
Seite
396
JPEG-Download
 

396

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de plus de 0,092 dun auget à lautre, pour lintroduction de leau, ce quineût pas été possible en laissant toute la surface de la tôle droite.

Ces augets sont boulonnés, dune part, sur les nervures k fondues avecles couronnes extérieures D' (fig. 4), et de lautre, sur les oreilles descoyaux en fonte./, qui sont coudés suivant la section même de chaque au-get. Ces coyaux sont ajustés dans les cintres en bois D, ils sont retenuspar des clés de serrage, et présentent, comme nous lavons dit, cette parti-cularité remarquable, quétant fondus creux (voy. la fig. 6), ils permettent àlair intérieur de séchapper, lorsque leau doit pénétrer dans les augets,comme aussi ils permettent à lair extérieur de sintroduire dans ceux-ci,lorsque leau doit en sortir.

Du coursier et du vannage. Le coursier qui amène leau à la roueest entièrement en chêne; son fond F est légèrement incliné, en arrivantsur le sommet de la roue, afin que la masse deau soit, autant que possible,sans mouvement jusque près de la vanne qui lui livre passage. Son extré-mité devenant très-mince et se terminant par une feuille de tôle, est soute-nue par des boulons de suspension l, et par dautres boulons à écrous V,qui permettent de lassujétir solidement ; il est de plus soutenu par destraverses en chêne, que portent les poteaux verticaux F 2 . Les deux jouesverticales F / , qui le ferment de chaque côté, sont assez élevées pour que leniveau deau ne puisse les désaffleurer. Elles reçoivent en tête, à peu de dis-tance du sommet, des coulisseaux entre lesquels est ajustée la grande vanneG, qui est en bois de chêne. A cette vanne sont attachées deux crémaillèresm, avec lesquelles engrènent les deux petits pignons o, dont laxe p, pro-longé dun bout, porte la poulie g, qui permet de les faire mouvoir dunétage supérieur de lusine. De petits galets r, sont rapportés sur la face an-térieure de la vanne, en dedans des coulisseaux, pour diminuer autant quepossible son adhérence, et permettre de la manœuvrer avec plus de facilité.Le chapeau de vanne G', qui porte les mouvements précédents, sassembleavec les deux montants en chêne boulonnés à lextérieur du coursier.

Comme le directeur de la filature tenait à avoir un mouvement très-ré-gulier et constant, quelles que soient dailleurs les différences de résistance, ila fait appliquer à ce moteur le système de régulateur à air M, que nous avonsdéjà décrit avec détails dans notre premier volume, en en faisant connaîtrelingénieuse construction, et les heureuses applications que lon en faitdans toutes les usines. Ce régulateur doit agir, comme on se le rappelle,sur une fausse vanne en tôle H, que lon dispose convenablement derrièrela vanne principale, en lattachant dune part à un point fixe éloigné par destringles en fer I, et en la suspendant, de lautre, par des chaînes ou descordes que lon fait passer sur des poulies de renvoi J, pour de se relierau récipient mobile du régulateur. M. Brière nous a déclaré quil était très-satisfait davoir fait lapplication de cet appareil, et quil était indispensabledans des établissements comme des filatures, qui ont essentiellement be-soin dune régularité constante dans les mouvements des métiers.