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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de plus de 0“,092 d’un auget à l’autre, pour l’introduction de l’eau, ce quin’eût pas été possible en laissant toute la surface de la tôle droite.
Ces augets sont boulonnés, d’une part, sur les nervures k fondues avecles couronnes extérieures D' (fig. 4), et de l’autre, sur les oreilles descoyaux en fonte./, qui sont coudés suivant la section même de chaque au-get. Ces coyaux sont ajustés dans les cintres en bois D, où ils sont retenuspar des clés de serrage, et présentent, comme nous l’avons dit, cette parti-cularité remarquable, qu’étant fondus creux (voy. la fig. 6), ils permettent àl’air intérieur de s’échapper, lorsque l’eau doit pénétrer dans les augets,comme aussi ils permettent à l’air extérieur de s’introduire dans ceux-ci,lorsque l’eau doit en sortir.
Du coursier et du vannage. — Le coursier qui amène l’eau à la roueest entièrement en chêne; son fond F est légèrement incliné, en arrivantsur le sommet de la roue, afin que la masse d’eau soit, autant que possible,sans mouvement jusque près de la vanne qui lui livre passage. Son extré-mité devenant très-mince et se terminant par une feuille de tôle, est soute-nue par des boulons de suspension l, et par d’autres boulons à écrous V,qui permettent de l’assujétir solidement ; il est de plus soutenu par destraverses en chêne, que portent les poteaux verticaux F 2 . Les deux jouesverticales F / , qui le ferment de chaque côté, sont assez élevées pour que leniveau d’eau ne puisse les désaffleurer. Elles reçoivent en tête, à peu de dis-tance du sommet, des coulisseaux entre lesquels est ajustée la grande vanneG, qui est en bois de chêne. A cette vanne sont attachées deux crémaillèresm, avec lesquelles engrènent les deux petits pignons o, dont l’axe p, pro-longé d’un bout, porte la poulie g, qui permet de les faire mouvoir d’unétage supérieur de l’usine. De petits galets r, sont rapportés sur la face an-térieure de la vanne, en dedans des coulisseaux, pour diminuer autant quepossible son adhérence, et permettre de la manœuvrer avec plus de facilité.Le chapeau de vanne G', qui porte les mouvements précédents, s’assembleavec les deux montants en chêne boulonnés à l’extérieur du coursier.
Comme le directeur de la filature tenait à avoir un mouvement très-ré-gulier et constant, quelles que soient d’ailleurs les différences de résistance, ila fait appliquer à ce moteur le système de régulateur à air M, que nous avonsdéjà décrit avec détails dans notre premier volume, en en faisant connaîtrel’ingénieuse construction, et les heureuses applications que l’on en faitdans toutes les usines. Ce régulateur doit agir, comme on se le rappelle,sur une fausse vanne en tôle H, que l’on dispose convenablement derrièrela vanne principale, en l’attachant d’une part à un point fixe éloigné par destringles en fer I, et en la suspendant, de l’autre, par des chaînes ou descordes que l’on fait passer sur des poulies de renvoi J, pour de là se relierau récipient mobile du régulateur. M. Brière nous a déclaré qu’il était très-satisfait d’avoir fait l’application de cet appareil, et qu’il était indispensabledans des établissements comme des filatures, qui ont essentiellement be-soin d’une régularité constante dans les mouvements des métiers.