PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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L’assemblage du tuyau d’aspiration q , avec le tuyau A qui conduit auréservoir, se fait au moyen d’un raccord m', se vissant à la fois.aux deuxextrémités de ces tuyaux (fig. 5 et 9). L’assemblage du tuyau de refoule-ment z, avec le boyau a se fait exactement de la même manière.
Supposons maintenant, comme on l’a représenté en coupe transversale(fig. 5), que l’eau soit aspirée directement d’un réservoir quelconque parl’ascension du piston C' (fig. 3), dans son mouvement de descente, lemême piston fera ouvrir le clapet e' de refoulement, et l’eau, se précipi-tant dans le récipient J, passera dans le boyau a', en traversant le conduitK, d’où elle sera projetée, au moyen de la lance b', au lieu nécessaire. Lemême mouvement sera exécuté par le piston C, et l’ascension de l’eausera continue.
Ifans le second cas ( fig. 2 ), où l’on verse de l’eau dans la bâche, cetteeau traverse l’entonnoir R, dont nous avons déjà parlé , et dont le but estd’empêcher le passage des graviers qui pourraient obstruer la marche desclapets, pour arriver au tuyau d’aspiration, où elle subit les mêmes fonc-tions que précédemment.
Au sujet du passage des graviers, disons que M. Mortera, qui s’occupede la construction des pompes de toute espèce, est l’inventeur de nou-veaux clapets ou soupapes (fig. 16) qui obvient, selon lui, à cet inconvénient.Ces clapets présentent la forme d'une pyramide, dont la base peut être trian-gulaire, quadrangulaire, pentagonale, etc., et se distinguent en ce qu’ilssuppriment complètement les chocs, les secousses obtenus par les clapets or-dinaires, et qui sont d’autant plus considérables que leurs dimensions sontplus grandes. Ils permettent d’obteniraussi un jet plus direct, plus continu,puisqu’ils ne changent pas la direction des filets d’eau comme par ces cla-pets, ce qui doit être regardé comme un avantage d’autant plus remar-quable, qu’il y a alors moins de frottement et moins-d’usure, et par suitemoins d’entretien. Cette disposition, ajoute l’auteur, permet encore d’aspi-rer sans inconvénient des eaux sales, pierreuses; les soupapes et la pompen’en jouent pas moins bien, parce que les petits cailloux, le sable, peuventtrouver à se loger sans gêner la marche des soupapes et sans être entraînéspar l’aspiration dans le corps de pompe. Nous n’avons qu’une objection àfaire à ce système, c’est qu’il est plus difficile à exécuter, plus dispendieux,et très-probablement moins durable que les clapets en cuivre.
Nous avons dit que chaque corps de pompe était muni d’un piston D D';ces pistons ayant 135 millim. de diamètre, leur section est donc de0 m ,0140 centim. carrés, et comme leur course est de 0 m ,264, ils engen-drent à chaque coup double de balancier un volume de :
2 x 0 m 0140 x 0,264 = 0““00728,
ou environ 3 litres 6/10 e par chaque coup de piston.
Dans un temps calme, l’eau est lancée à plus de 40 mètres par un orificede 16 millim. de diamètre.