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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
traverse la grille aussitôt après une charge est tout à fait insuffisante pouropérer la combustion complète des produits de la distillation.»
« Tous les procédés employés pour rendre cette combustion complètepeuvent se ranger en trois classes :
1° Ceux dans lesquels, sans rien changer d’ailleurs au fourneau, on brûlela fumée par un ou plusieurs jets d’air arrivant, par des ouvertures ména-gées en diverses parties du fourneau, par l’appel de la cheminée;
2 ° Ceux dans lesquels on fait usage de courants d’air forcé ou de jets devapeur;
3° Ceux où l’on fait usage de plusieurs grilles, ou d’une seule grille mobileavec trémie ou distributeur mécanique pour le chargement du combustible.
« Les appareils de la première classe sont les plus simples, les moinscoûteux, et peuvent donner des résultats très-satisfaisants. »
«Nous nous contenterons de dire que la commission s’est assurée que dansles chaudières cylindriques à bouilleurs et foyer extérieur, telles qu’on lesemploie ordinairement en France , il suffirait de faire arriver de l’air sur lasole par deux ouvertures placées à une faible distance au delà de l’autel etau-dessus du niveau de ce dernier, et présentant une section telle qu’ellefût 1/6 à 1/4, de celle du vide entre les barreaux de la grille s’ils restaientconstamment ouverts, et 1/2 à 1/3 si on les fermait au tiers ou à la moitiéde l’intervalle qui sépare deux charges pour qu’il ne se produisît plus dutout de fumée noire et seulement, avec du charbon très-fumeux, une faiblequantité de fumée légère tout à fait sans inconvénients pourvu que la che-minée dominât les maisons voisines, sans que la consommation en com-bustible fût augmentée; d’après la théorie, on devrait même réaliser unecertaine économie sur le combustible, ce qui est arrivé dans certains cas,mais ce qui n’est pas ici le fait principal. Avec du charbon plus sec, onpourrait sans inconvénient diminuer les dimensions des ouvreaux : ceux-ciétaient pratiqués dans le massif même en briques du fourneau, et n’ontexigé qu’une journée de travail du maçon. »
« On peut également disséminer l’air par des plaques métalliques per-cées de trous, mais cela n’est pas nécessaire. »
«Nous ne parlerons pas ici de l’emploi d’un courant d’air forcé pour brûlerla fumée, et nous renverrons à l’article combustibles (1), où M.Ëbelmen a traité ce sujet d’une manière aussi claire que précise et savante. Nousrappellerons seulement que, dans ce cas, il faut employer un générateur àcourant d’air forcé et brûler les gaz combustibles résultants par un courantd’air également forcé ; ce procédé est tout à fait fumivore et on peut em-ployer des cheminées de 2 à 3“ seulement de hauteur, mais il exige uneforce motrice et ne peut, par suite, être appliqué dans beaucoup de cas;il faut d’ailleurs avoir soin de préserver les bouilleurs ou les chaudières, surune partie de leur surface, au moyen d’un revêtement en briques réfrac-taires, afin de les préserver de la destruction rapide qui résulterait du con-
(I) Voir le Dictionnaire clés Arts et Manufactures.