PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tact des gaz et de l’air non encore brûlés à une température extrêmementélevée. On peut aussi, d’après M. Ébelmen , employer un générateur à com-bustion renversée et à grille inférieure, ce qui éviterait l’emploi d’une ma-chine soufflante, tout en prévenant la production de la fumée; ces généra-teurs seraient analogues aux alandiers des fours à faïence et à porcelaine. »
«L’emploi delà vapeur d’eau indiqué d’abord par M.Fyfe, d’Edimbourg ,pour brûler les houilles sèches et les anthracites, a été depuis appliqué avecsuccès sur les mines de houille du nord de la France ; dans ce cas, on faitarriver au moyen d’une buse en tôle, dans le cendrier, qui est hermétique-ment fermé, un filet de vapeur pris à la chaudière; il en résulte un courantd’air très-actif affluant par la buse, et qui détermine une combustion très-vive. Probablement aussi, une partie de la vapeur d’eau, en passant à tra-vers le charbon incandescent, se décompose, et donne alors naissance à desgaz combustibles qui, en brûlant ensuite, produisent de la flamme: tou-jours est-il que celle-ci s’allonge considérablement et qu’il en résulte uneéconomie très-notable sur les combustibles. »
«Ce système, tel que nous venons de le décrire, n’a aucun rapport avec lafumée, puisqu’il ne s’en produit pas avec les houilles sèches et anthraci-teuses; mais, M. Jvison a imaginé de l’appliquer aux fourneaux alimentésavec des houilles grasses, comme moyen de prévenir la fumée, en faisantarriver un jet de vapeur non plus dans le cendrier, mais bien au-dessus dela grille. La vapeur est amenée dans le foyer par un petit tuyau adapté à lachaudière et qui se termine dans le foyer par une sorte d'éventail creuxpercé d’une dizaine de petits trous qui la disséminent au milieu du courantgazeux. La vapeur agit, comme dans le cas précédent, en déterminant unappel d’air, par des ouvertures ménagées exprès, suffisant pour produirela combustion de la fumée; l’effet de la vapeur est plutôt ici mécaniqueque chimique. D’après l’enquête anglaise on fait disparaître la fumée parl’emploi de ce procédé, selon les uns avec économie de combustible, selonles autres sans économie aucune, en tenant compte de la quantité de vapeurdépensée dans le foyer.»
«Parmi les procédés où l’on fait usage de plusieurs grilles, nous ne cite-rons que celui de M. Chanter, qui consiste essentiellement en ce qu’il faitusage de deux grilles fixes distinctes placées à la suite l’une de l’autre, etdont la dernière est généralement à un niveau plus bas que la première. Oncharge la houille crue sur la première grille, et lorsqu’elle est réduite àl’état de coke, en partie consommée, on la fait tomber sur la seconde; l’airpasse aisément à travers cette dernière grille et sert à la combustion desgaz qui arrivent de la première grille; enfin, s’il n’arrive pas ainsi assezd’air, on en fait affluer une certaine quantité dans l’intérieur du fourneaupar des ouvertures ménagées au delà de la seconde grille. Ce procédé peutréussir, mais nous pensons que la seconde grille est superflue. »
« Il nous reste à dire quelques mots sur les distributeurs mécaniques etles grilles mobiles avec trémies. »