PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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à ouvrir, battre et nettoyer la laine. Le système consiste en deux cylindresparallèles hérissés de pointes, entre lesquels on fait passer la laine, pen-dant qu’un peigne ou démêloir vient alternativement la prendre sur la sur-face du grand hérisson, et l’ouvre ainsi au fur et à mesure,puis une brossecirculaire dégage pendant ce temps la poussière qui s’est détachée par l’opé-ration du démêloir ; une grille en cuivre reçoit la laine qui tombe des héris-sons, et sert à la dégager à mesure qu’elle est saisie par le peigne; etenfin un ventilateur-batteur chasse la poussière au dehors, et la lainetombe en définitive sur une seconde grille en bois placée au-dessous, dansune direction légèrement inclinée. Jusque-là c’est l’appareil qui nous aparu le plus complet, et nous pourrons voir que la machine de M. Lipke,qui certainement lui est de beaucoup préférable, a plusieurs parties sem-blables qui, sans jouer le rôle principal, sont d’un grand auxiliaire pourcompléter les bons résultats qu’elle produit.
Nous avons parlé, au sujet des machines à peigner la laine (1), des dis-positions présentées par MM. Arnauld, Fournier, Westermann frères, etpar plusieurs autres inventeurs ; nous croyons qu’il est inutile d’y revenir.Nous pouvons encore citer quelques autres brevets qui présentent des par-ticularités, comme celui de M. Bussac (2), qui consiste en un simple venti-lateur à quatre ailes, renfermé dans un coffre, dont les bords extérieurssont armés de pointes comme des dents décantées; ce ventilateur sert à lafois à battre, nettoyer, mélanger les laines, les cotons, les crins, étoupes, etc.;celui de M. Lenoble, qui n’est autre qu’une machine à carder la laine, avecappareil à vapeur destiné à chauffer les laminoirs, entre lesquels passe leruban (3) ; puis ceux de MM. Ward, Jackson (4) et de M. Poole (5), pourleurs perfectionnements plus récents apportés dans les machines à nettoyeret à carder la laine, ou les purifier de leurs impuretés, et enfin celui deM. Sallet, de Nîmes , pour sa machine à délambourder et enlever toutes lessaletés contenues sur les peaux en laine (6).
Dans le tom. 28 des Bulletins de la Société d’encouragement est publiéela machine deM. Williams, pour nettoyer et ouvrir la laine, tout en débar-rassant les poils de leur jarre. Cette machine consiste d’ahord en une espècede loup ou grosse carde, composée d’un grand tambour dont la circonfé-rence est garnie de dents obliques, qui présentent une grande force à laracine, et se terminent en pointes. La laine, étalée sur une toile sans fin,est amenée entre deux cylindres superposés formant laminoirs et dentelés;en sortant, elle est saisie par les dents du tambour qui est, comme à l’or-
(1) Voy. tom. 3 de la Publication industrielle la description de la peigneuse Collier et l’histoirodes autres machines à peigner la laine.
(2) Brevet de cinq ans, du 13 août 1834, publié tom. 40, pag. 246.
(3) Brevet d’importation de cinq ans, du 17 septembre 18-26, publié tom. 22, pag. 153.
(4) MM. Ward, Jackson ont pris un brevet d’importation de quinze ans, le 28 avril 1837.
(5) Brevet d’importation de dix ans, délivré le 28 juin 1842, à M. Poole.
(6) Brevet d’invention de cinq ans, délivré le 26 septembre 1842.