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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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à ouvrir, battre et nettoyer la laine. Le système consiste en deux cylindresparallèles hérissés de pointes, entre lesquels on fait passer la laine, pen-dant quun peigne ou démêloir vient alternativement la prendre sur la sur-face du grand hérisson, et louvre ainsi au fur et à mesure,puis une brossecirculaire dégage pendant ce temps la poussière qui sest détachée par lopé-ration du démêloir ; une grille en cuivre reçoit la laine qui tombe des héris-sons, et sert à la dégager à mesure quelle est saisie par le peigne; etenfin un ventilateur-batteur chasse la poussière au dehors, et la lainetombe en définitive sur une seconde grille en bois placée au-dessous, dansune direction légèrement inclinée. Jusque- cest lappareil qui nous aparu le plus complet, et nous pourrons voir que la machine de M. Lipke,qui certainement lui est de beaucoup préférable, a plusieurs parties sem-blables qui, sans jouer le rôle principal, sont dun grand auxiliaire pourcompléter les bons résultats quelle produit.

Nous avons parlé, au sujet des machines à peigner la laine (1), des dis-positions présentées par MM. Arnauld, Fournier, Westermann frères, etpar plusieurs autres inventeurs ; nous croyons quil est inutile dy revenir.Nous pouvons encore citer quelques autres brevets qui présentent des par-ticularités, comme celui de M. Bussac (2), qui consiste en un simple venti-lateur à quatre ailes, renfermé dans un coffre, dont les bords extérieurssont armés de pointes comme des dents décantées; ce ventilateur sert à lafois à battre, nettoyer, mélanger les laines, les cotons, les crins, étoupes, etc.;celui de M. Lenoble, qui nest autre quune machine à carder la laine, avecappareil à vapeur destiné à chauffer les laminoirs, entre lesquels passe leruban (3) ; puis ceux de MM. Ward, Jackson (4) et de M. Poole (5), pourleurs perfectionnements plus récents apportés dans les machines à nettoyeret à carder la laine, ou les purifier de leurs impuretés, et enfin celui deM. Sallet, de Nîmes , pour sa machine à délambourder et enlever toutes lessaletés contenues sur les peaux en laine (6).

Dans le tom. 28 des Bulletins de la Société dencouragement est publiéela machine deM. Williams, pour nettoyer et ouvrir la laine, tout en débar-rassant les poils de leur jarre. Cette machine consiste dahord en une espècede loup ou grosse carde, composée dun grand tambour dont la circonfé-rence est garnie de dents obliques, qui présentent une grande force à laracine, et se terminent en pointes. La laine, étalée sur une toile sans fin,est amenée entre deux cylindres superposés formant laminoirs et dentelés;en sortant, elle est saisie par les dents du tambour qui est, comme à lor-

(1) Voy. tom. 3 de la Publication industrielle la description de la peigneuse Collier et lhistoirodes autres machines à peigner la laine.

(2) Brevet de cinq ans, du 13 août 1834, publié tom. 40, pag. 246.

(3) Brevet dimportation de cinq ans, du 17 septembre 18-26, publié tom. 22, pag. 153.

(4) MM. Ward, Jackson ont pris un brevet dimportation de quinze ans, le 28 avril 1837.

(5) Brevet dimportation de dix ans, délivré le 28 juin 1842, à M. Poole.

(6) Brevet dinvention de cinq ans, délivré le 26 septembre 1842.