PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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dinaire, enveloppé au-dessus d'un couvercle circulaire, afin d’éviter qu’ellene soit projetée en dehors et au-dessous d’une grille circulaire, servant àlivrer passage à la poussière ; la jarre et les impuretés qui s’en détachentalors par cette action énergique tombent sur une planche inclinée vers lebas, tandis que la laine ouverte est reçue sur une seconde toile sans fin quil’amène entre deux autres petits cylindres alimentaires, d’où elle est saisiede nouveau par des peignes à dents obliques montés sur des croisillonsauxquels on imprime un mouvement de rotation très-rapide. Ces peignesont pour objet de compléter le travail du premier tambour, en achevantd’enlever les ordures que la laine pourrait encore contenir. La laine ainsinettoyée et ouverte descend en forme de nappe sur un plan incliné opposéau précédent.
Une autre machine, non moins remarquable que la précédente, a été égale-ment publiée dans le tom. 34 du môme ouvrage, avec la collection des mé-tiers à laine de M. Wedding ; elle se distingue surtout de toutes celles quenous venons d’énumérer, par le tambour éplucheur, qui, au lieu d’être uncylindre plein, est composé de quatre peignes disposés en hélice sur descroisillons en fonte et accompagnés de batteurs, qui, comme eux, ont unmouvement de rotation très-rapide. La laine à nettoyer étant préalablementétalée sur une toile sans fin , est amenée par celle-ci entre deux cylindresalimentaires, puis saisie aussitôt par ces peignes, et projetée par les bat-teurs contre une grille métallique, qui forme une enveloppe cylindrique àtravers laquelle s’échappent la poussière et toutes les ordures. Cette ma-chine, suivant l’auteur, ouvre et nettoie 25 à 26 kilog. de laine par heure,en admettant que la vitesse des peignes et des batteurs soit de 300 révolu-tions par minute; l’opération s’exécute, dit-il, avec une grande perfection,mais elle doit être répétée dans le cas où la laine serait trop chargée d’im-puretés.
La nouvelle machine importée d’Amérique par M. Lipke, qui permet defaire au moins autant de travail dans le même temps que celle de M. Wedding ,présente l’avantage de ne pas exiger de recommencer l’opération, quelle quesoit d’ailleurs la nature de la laine que l’on veut nettoyer ; ainsi nous avonsassisté à des expériences faites chez M. Griolet, où cette machine a fonc-tionné pendant plusieurs mois, sur des laines provenant de ces troupeauxlibres qui errent dans diverses contrées du Brésil et des États-Unis et nousavons pu nous convaincre par nous-même des bons résultats qu’elle pro-duit, du peu de déchets qu’elle forme et du nettoyage parfait que l’onobtient. On sait que ces sortes de laines sont extrêmement difficiles à ouvriret éplucher, parce que les cratons, les fétus qu’elles contiennent sont telle-lement adhérents que jusqu’ici il était indispensable de faire cette opérationà la main, à l’aide d’ouvrières habituées à ce genre de travail, pour ne pasfaire trop de pertes par des déchets multipliés.
Le directeur de l’usine de M. Griolet nous a exprimé toute la satisfactionqu il en éprouvait, et en nous montrant la grande quantité de laine nettoyée,