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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
il nous dit que l’on pouvait aisément opérer sur 200 à 250 kilog. par jour,ce qui correspond au travail de plus de dix à douze ouvrières habiles.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A NETTOYER LA LAINE,
KEPBÉSENTÉE SUE LA PLANCHE 2.
La fig. 1 est une projection horizontale vue en dessus de cette machine,en supposant les couvercles, qui recouvrent les cylindres enlevés.
l,a fig. 2 est une coupe verticale et longitudinale faite suivant la ligne 1-2.
La fig. 3 est une vue par bout du côté des cylindres alimentaires.
Et la fig. 4 une section transversale par l’axe du gros tambour suivant laligne 3-4.
Pour peu qu’on examine ces figures, il est facile de reconnaître que lesparties caractéristiques et réellement nouvelles de cette machine sont lecylindre A, dit à peignes fins ou à lames dentées, et le rouleau ou cylindrecannelé B, qui ont essentiellement pour objet d’enlever les bardons, lesgraines et fétus que la laine contient, opérations qu’ils remplissent avecune régularité, une précision qui défient les ouvriers les plus exercés ; ilscomplètent, èn un mot, le travail commencé par le tambour à dents de loupC. Mais, pour bien comprendre le jeu et la construction entière d’un tel appa-reil , nous allons entrer dans quelques détails à ce sujet, en décrivant chacundes organes principaux séparément, et en suivant pour cela l’ordre mêmedu travail de ces agents.
De LA TOILE SANS FIN ET DES CYLINDRES ALIMENTAIRES. — Commedans les machines dont nous avons donné un aperçu dans la notice précé-dente, la laine que l’on veut nettoyer est apportée par des enfants sur unun tablier ou toile sans fin D, qui passe sur deux cylindres, ou plutôt deuxprismes en bois EE', de forme hexagonale, dont les tourillons en fer sontmobiles dans des coussinets rapportés à coulisse sur les traverses de fonte F,on en règle la position et l’écartement pour donner à la toile la tensionconvenable; l’un de ces prismes, celui E qui est le plus proche des cylindresalimentaires, reçoit de ceux-ci un mouvement de rotation très-lent, aumoyen des deux pignons droits a et a', l’autre E' est en partie recouvertd’un chapeau G sur lequel l’enfant peut s’appuyer sans toucher la toile.
Les traverses de fonte F sont à nervures, boulonnées, d’un bout, sur lesommet des deux petites colonnes H, et de l’autre sur les bords avancésdes grands châssis en fonte I qui servent de bâtis à toute la machine, et quisont reliés entre eux par les entretoises en forme de cadres J.
L’enfant chargé d’alimenter l’appareil prend la laine par poignées etl’étend le plus régulièrement possible sur la table, pour qu’elle y occupeune épaisseur à peu près égale, dans toute son étendue ; cependant cetteopération ne peut s’effectuer avec bien du soin, à cause de la rapidité aveclaquelle le tambour paraît dévorer tout ce qui lui arrive.
Les cylindres alimentaires K, K', qui suivent immédiatement la toile sans