publication industrielle.
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fin, et q ui sont placés de telle sorte que leur génératrice de contact se trouvedans un plan un peu plus élevé que celui de cette toile, saisissent la laineau fur et à mesure qu’elle est amenée par celle-ci, afin de la présenter entrès-petite quantité à la fois aux dents du tambour C. A cet effet ils reçoi-vent un mouvement de rotation très-lent, en sens inverse, pour faire l’of-fice de laminoir ; quoiqu’ils soient dentés tous deux sur le métier qui fonc-tionne à Paris , l’auteur pense qu’on peut les faire également unis, ouprésentant une cannelure très-peu sensible. Le mouvement est transmis aucylindre inférieur K, au moyen d’une roue dentée L qui est rapportée àl’extrémité de son axe, et commandée par un petit pignon droit solidaireavec une autre roue M, avec laquelle engrène un second pignon b , ajustésur l’arbre moteur de toute la machine. Le rapport de ces engrenages esttel que pour une révolution de cet arbre, le cylindre alimentaire en fait àpeine 1/14, et comme son diamètre n’est pas de plus de 0 m 08, il en résulteque sa marche à la circonférence n’est que de 0 m 23i par seconde. Ce cylin-dre inférieur communique naturellement son mouvement à celui supérieurK' par les deux pignons égaux a' et a 2 .
Les tourillons de ces cylindres sont supportés par des demi-coquilles encuivre c qui sont ajustées sur des boulons ou broches verticales d , sur les-quelles sont placés des ressorts à boudin e , comme le montre le détail( fig. 5 et 6). Ces ressorts ont pour but de faire appuyer le rouleau supé-rieur sur celui inférieur d’une quantité voulue , et que l’on peut d’ailleursrégler avec toute la précision désirable en serrant les écrous qui pressentsur ces ressorts. Cette disposition paraît préférable à celle des contrepoidsqui sont le plus souvent appliqués dans les appareils de ce genre.
Tambour a dents de loup et a grille circulaire. — Le tambourcylindrique C, qui saisit la laine à mesure qu’elle sort des cannelés, et quicommence à l’ouvrir et à la nettoyer , est tout à fait établi comme celuides loups ou diables que l’on emploie généralement dans les filatures delaine cardée; il remplit, au reste, le même objet. Les dents ou broches/qui garnissent sa circonférence sont de forme pyramidale, très-pointues,comme on le voit sur le dessin, et implantées dans des douves en bois oùelles sont retenues fortement : elles y sont disposées de manière à ne passe trouver en regard les uns des autres , afin qu’elles puissent travaillerchacune également. Les douves sont boulonnées sur trois cercles en fonte C',dont les moyeux sont alésés et assujétis par des clés sur l’arbre moteur N.
Cet arbre tourne avec une vitesse considérable, qui n’est pas moinsde huit cents révolutions par minute; aussi, comme dans le batteur éta-leur à coton que nous avons publié tome IV, le constructeur a eu le soinde faire porter ses tourillons, auxquels il donne d’ailleurs une grande lon-gueur, dans de très-larges coussinets en bronze g ajustés sur le bâtis de lamachine. Ne craignons pas de le répéter, c’est aujourd’hui une chose bienreconnue en pratique que tous les axes susceptibles de tourner à de grandesvitesses ou de porter de grandes charges, doivent avoir de longs tourillons,