PUBLICATION INDUSTRIELLE. 39
car on risquerait, par une production de vapeurtrop prompte, de faire rou-gir les plaques a, et par suite d’augmenter artificiellement le niveau de l’eauet de causer des fissures qui détermineraient l’explosion. Au bas des deuxparois latérales b du foyer sont placés les deux robinets de vidange B 2 (fig. 1, pl. 3), qu’on manœuvre au moyen d’une poignée placée sur le soldu mécanicien et solidaire avec la tringle g 3 , qui embrasse la clé du robinet.
La feuille de cuivre plane qui forme la partie supérieure du foyer et quiest soumise par cela môme â de très-fortes pressions est maintenue de dis-tance en distance par des entretoises B, traversées par des boulons dontles têtes sont à l’intérieur du foyer, et supportées par des rondelles servantde point d’appui à ces dernières. Quelques constructeurs établissent cettepartie supérieure sphérique, ce qui dispense des entretoises. Il était aussiquestion au chemin de fer de Saint-Germain, nous a-t-on dit, d’appliquerle dessus des foyers contourné suivant une forme parabolique pour obtenirune réverbération plus complète et plus énergique de la chaleur ; les dif-ficultés de construction que présentent naturellement ces diverses mé-thodes n’ont jamais permis de les appliquer généralement; il n’y a jamaiseu d’employé sur ce chemin que des supports en fonte ayant une formeparabolique pour consolider le dessus des foyers.
L’ouverture C, ménagée dans le foyer pour l’introduction du combus-tible, est fermée par une porte en tôle double e, dont l’écartement est aussimaintenu par des rivets. La partie supérieure de celte porte est une feuillede tôle c", qui a pour objet de rabattre la flamme ou la fumée.
La grille des locomotives du Nord est formée de 16 barreaux en ferforgé 1) ; placés à la partie inférieure du foyer, ils y sont soutenus par uncadre en fer méplat /, fixé à l’enveloppe extérieure b ; chacune de leursextrémités est renflée pour former un espace vide au milieu et livrer pas-sage à l’air. On peut voir par le plan fig. 4, pl. 5, que cet espace est plusgrand que l’épaisseur de la grille ; en donnant les dimensions exactes decette dernière, nous examinerons le rapport qui existe entre eux et la va-riation de ce rapport suivant les diverses natures de combustible.
Pour opérer facilement le nettoyage de la boîte à feu, ses quatre anglessont percés à la partie inférieure de quatre trous qu : on bouche avec desvis en fer taraudées r s ( fig. 1, pl. 3), et qu’on retire lorsqu’on veut laverle foyer. A cet elï'et, on ajuste à,ia place de celles-ci le raccord d’un tuyaude pompe à incendie, et l’on chasse les dépôts qui peuvent s’être formésen ayant soin de temps en temps de diriger le conduit d’eau vers le trouopposé à celui auquel il est ajusté.
De la chaudière et des tubes. — La chaudière proprement dite E, secompose d’une capacilé entièrement cylindrique, réunie par des fers d’an-gle ou cornières g , au foyer et à la boîte à fumée ; elle est formée de3 feuilles ou anneaux cylindriques de tôle rivées solidement, et renferme125 tubes en laiton F, dans lesquels circulent la fumée, la flamme et l’airchaud destinés à vaporiser l’eau qu’elle contient. Nous constaterons ici les