PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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résultats d’expériences que vient de faire M. Lemaître sur les chaudièrestubulaires. Il a reconnu, au moyen de regards ménagés en face les tubes,à l’extrémité opposée du foyer, que la flamme s’éteignait dès qu’elle entraitdans ceux-ci, nonobstant leur grand diamètre (8 centimètres) qui donnaitplus de facilité au dégagement de la flamme. A la vérité on brûlait de lahouille, et le tirage était bien moins énergique que dans les locomotives ;toutefois, il résulte de cette observation que ce sont plutôt les dimensionsdu foyer qu’il faudra augmenter lorsqu’on voudra augmenter utilement lasurface de chauffe.
La longueur des tubes, leur écartement et leur diamètre ont varié sui-vant les constructeurs et la destination des machines; mais il n’en est pas,que nous sachions, qui aient d’aussi fortes dimensions en longueur queceux qui font partie de la machine que nous décrivons ; ainsi cette longueurest de près de 4 mètres. Elle aurait pu faire craindre d’abord que les plates-formes ou plaques tournantes ne fussent trop petites pour la manœuvre,elle a permis, au contraire, de placer l’essieu de derrière en avant dufoyer, et d’avoir le centre de gravité dans une position telle qu’on n’a pasà craindre que la locomotive ne donne du nez , c’est-à-dire ne baisse versle sol du côté de la cheminée si l’essieu de devant venait à se rompre.
L’assemblage de ces tubes avec les boîtes à feu et à fumée s’est fait dedifférentes manières, mais, en définitive, c’est toujours une virole en acierh , qu’on chasse avec un mandrin en fer à l’embouchure de chaque tube,et dont l’extrémité est ou n’est pas recourbée ; dans la machine qui nousoccupe, ces tubes sont coupés à peu près au ras de la plaque et sans aucunrebord. M. Lemaitre exécute cet assemblage d’une manière différente quecelle adoptée et suivie jusqu’à présent. A cet effet, il fait chauffer au rougeun mandrin en fer, qu’il introduit dans les tubes, et qui, d’un même dia-mètre que ceux-ci, est légèrement conique. On conçoit que la chaleur dece mandrin dilate le tube et grandit son diamètre; par cette raison, onéprouve moins de difficulté pour introduire la virole, et le refroidissementdes pièces les assemble d’une façon très-solide. Cette opération terminée,on matte le rebord des tubes sur la plaque pour fermer complètementtoute espèce de fuite. Cette disposition offre le grand avantage de ne pasébranler la plaque et les tubes déjà posés par des coups de marteau réi-térés qui sont d’autant plus nuisibles, qu’on a plus de peine à introduireles viroles, et d’avoir une espèce de rebord qui est dans tous les cas très-utile.
Outre la disposition des tubes qui forment naturellement entretoises, lesparois de la chaudière sont encore reliées par de longues et fortes trin-gles G, boulonnées aux équerres i; cette disposition a été également adop-tée pour le dôme de prise de vapeur H, que les entretoises G' et G 2 pro-tègent dans tous les sens contre les déformations.
Cette partie supérieure de la chaudière est formée du prolongement destrois plaques b , et d’une quatrième auxiliaire j; elles sont recourbées de