PUBLICATION INDUSTRIELLE. 41
manière à venir se joindre en un point et réunies aux angles par de largescornières k, avec lesquelles elles sont rivées; c’est aussi sur ce dôme quesont fixés les appareils de sûreté. 11 est de plus muni d’un trou d’homme I,pour permettre d’y introduire les armatures et les autres pièces qu il ren-ferme (fig. 3).
Dans les machines de MM. Derosne et Cail, le corps principal de lachaudière E, la partie supérieure du foyer jusqu’au niveau du balcon oùse tient le mécanicien, et le dôme de prise de vapeur H, sont complète-ment enfermés dans une enveloppe en bois ou douves étroites J, tenues àune distance convenable et garantissant ces parties du contact de l’airfroid (1). MM. Hallette et Cavé entourent ces deux dernières parties,ainsi que le dessous de la chaudière, de feuilles de tôle mince, qu’ils réu-nissent aux angles par des cornières en cuivre. Dans l’une ou l’autre deces dispositions, l’intervalle qui sépare les deux enveloppes du dôme de lachaudière et des cylindres est garni de morceaux de drap feutré d’une forteépaisseur pour empêcher le refroidissement. Afin d’obliger les conducteursdes machines à une propreté et un soin continuels, et par suite à un en-tretien très-parfait, les douves sont établies en bois d’acajou poli et verni,et entourées par quatre cercles m, en cuivre mince dans les machines deM. André Koechlin , et en tôle chez les autres constructeurs qui ont craintque les substances que l'on emploie pour le nettoyage du cuivre nerayassent l’enveloppe en bois.
De la boîte a fumée et de la cheminée. —A l’extrémité opposée de laboîte à feu A, se trouve la boîte à fumée K. Comme le foyer, elle est forméede plusieurs feuilles de tôle l, assemblées et rivées à des cornières, et renfer-mant, non pas les cylindres à vapeur, comme dans les machines à essieuxcoudés, mais seulement les boîtes de distribution; les cylindres sont garnis dedouves en bois J', comme le corps de la chaudière. Cette boîte est fermée detous côtés, excepté extérieurement, où elle est munie d’une porte double L,s’ouvrant de chaque côté, et par laquelle on peut s'introduire pour visiterla distribution et faire les nettoyages des tubes. C’est contre ses paroislatérales que sont boulonnés les chasse-pierres A" ; elles sont recourbéesen plein cintre à leur partie supérieure, et portent la cheminée M, com-posée de feuilles de tôle, et cylindrique dans toute sa hauteur. A sonextrémité supérieure, et vers sa base, elle est ornée de moulures en cuivre,dont les premières n s’évasent en entonnoir. Elle est aussi munie d’uneplaque circulaire ou pavillon en tôle, à charnière/ 3 , qu’on ferme lorsque lamachine ne fonctionne pas, ce qui, diminuant notablement le tirage, mo-difie de la même manière l’intensité du foyer. La manœuvre de ce papillons’exécute de différentes manières: au chemin de fer de Saint-Germain etpour la plupart des machines du Nord, on le retourne à la main au moyend’un grand levier et d’une saillie dont le papillon est armé. M. Cavé le
(I) L’enveloppe extérieure n’a été représentée en coupe longitudinale qu’à la partie supérieure,afin de ne pas jeter de confusion dans les pièces du mécanisme.