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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
commande directement au-dessus de la chaudière au moyen d’une mani-velle fixée à une tringle de toute la hauteur de la cheminée, et sur laquelleest fixé le papillon. On conçoit qu’en faisant tourner la manivelle, on faitégalement tourner celui-ci, et que, par conséquent, on découvre l’orificede la cheminée de la quantité qu’on le désire ; c’est cette faculté de varierl’ouverture qui fait le mérite de cette modification.
La hauteur de la cheminée, avons-nous dit, est très-restreinte, car elledétermine la hauteur des travaux d’art sous lesquels elle doit passer et quine peuvent excéder les dimensions fixées par l’administration des ponts etchaussées. On sait que le tuyau d’échappement de vapeur débouche danscette cheminée et y produit un tirage artificiel très énergique dû au videqu’elle produit derrière elle, et qui est remplacé instantanément par unebouffée d’air qui alimente activement la combustion.
Cette ingénieuse idée paraît être due à M. Stephenson. On conçoit tout leparti qu’on pouvait en tirer en régularisant ce tirage, et en conduisant, pourainsi dire, à volonté, la marche du foyer. Aussi plusieurs constructeurs adop-tèrent-ils des moyens plus ou moins ingénieux pour arriver à ce but. Nousdécrirons plus loin celui employé par M. Clapeyron , qui est d’une grandesimplicité et d’une manœuvre facile et qu’on doit à MM. Meyer et C e , de Mul house . La partie supérieure et latérale de la boîte à fumée est encore munied’un registre à ai g 3 (fig. 5, pl.6), devant servir aux mômes usages, et quise compose d’une plaque de tôle, percée d’une ouverture rectangulaire etglissant à queue d'hyronde entre des coulisseaux h 5 . On le manœuvre aumoyen d’une tige en fer i 3 , régnant sur toute la longueur de la chaudièreet maintenue par trois supports/, dont le dernier, celui du côté de la boîteà feu, est taraudé pour former écrou et recevoir l’extrémité filetée de cettetige i 3 , terminée par un petit volant k 3 . Comme la boîte à fumée est percéede deux ouvertures correspondantes à celle du registre, on conçoit qu’enfaisant tourner le volant dans un sens ou dans l’autre, on ouvre ou on fermeles orifices, et par suite on donne issue ou on intercepte l’entrée de l’airatmosphérique dans l’intérieur de la boîte à fumée. Cette addition, quenous n’avons encore remarquée qu’à quelquesTnachines, parait peu prèssuperflue avec l’application de l’échappement variable qu’on règle pendantla marche, et du papillon placé sur le sommet de la cheminée, pour servirdans les stations.
Appareils de sûreté. — Toutes les locomotives sont munies de deuxsoupapes de sûreté, quelquefois toutes deux variables et quelquefois l’unefixe et l’autre variable. On les plaçait, dans le principe, à peu près où l’onvoulait, puis on a reconnu que leur véritable place était au-dessus desboîtes à feu et à fumée pour indiquer la tension dans les cylindres et latension la plus forte au-dessus de la boîte à feu. M. Stephenson , qui placele régulateur d’admission au-dessus de la boîte à feu, place également lesdeux soupapes au-dessus de cette même boîte. Cette disposition, qui estd’une grande simplicité, en ce qu’elle supprime toutes les armatures en