PUBLICATION INDUSTRIELLE. 43
cuivre qui surmontaient la chaudière, a été adoptée par M. Clapeyron etappliquée aux machines du Nord. On peut s’en rendre facilement compteen examinant les dessins, fig. 3, pi. 4 , et fig. 7 et lf , pi. 6, et remarquerque les deux soupapes N et N', ainsi que le sifflet à vapeur O, sont réunisdans une même boîte et sur un même socle.
Ce sifflet, qui est. comme on sait, destiné à prévenir du passage ou dede l’arrivée du convoi que la locomotive remorque, se compose d’une tigeen bronze P, percée dans sa partie inférieure d’une tubulure cylindrique,qu’on met à volonté en communication avec la chaudière par un petit re-gistre n 3 , placé à la partie inférieure du socle et solidaire avec la poi-gnée»? 3 . En faisant tourner cette poignée, on découvre l’orifice de latubulure, et la vapeur, en se précipitant par quatre petites ouvertures dansune espèce de cuvette o 3 , surmontée d’un disque qui ne lui laisse qu’unpassage annulaire de moins de un millimètre, produit un son aigu dontl’intensité est augmentée et devient très sonore au moyen d’une cloche p 3 ,vissée au-dessus de cet assemblage. Pour être dans de bonnes conditions,cette cloche doit être construite avec un alliage employé pour les timbresd’horlogerie, et ne jamais dépasser l’épaisseur d’un millimètre au plus. Lepetit registre n % , présente un avantage marqué sur les robinets employésordinairement pour donner issue à la vapeur, en ce que ces derniers sontusés très-promptement par celle-ci, ce qui n’a pas lieu avec celte nouvelledisposition.
Les soupapes se composent de deux disques en bronze NN' à siège plat,suivant les ordonnances de l’administration, et fondus avec deux saillies,dont l’une, supérieure, sert pour établir la pression des leviers, et l’autre,inférieure, pour guider la soupape dans son ascension. La mobilité de lamachine, qui ne permet pas d’appliquer des poids pour opérer la pression,a fait remplacer ces derniers par un ressort à boudin logé dans la boite enbronze dP fixée sur le dôme H. Ce ressort tend constamment à faire presserle levier e 2 sur la partie supérieure des soupapes; on peut facilement lerégler au degré convenable selon la tension de la vapeur, au moyen d’unepetite vis / 2 et d’un bouton à écrou ÿ 2 , qui surmontent le ressort à boudin ;celui-ci est muni à sa partie inférieure d’une aiguille ou index qui indiqueau dehors la pression de la vapeur, au moyen d’une échelle graduéegravée sur la boite extérieure cP. M. Cavé rapporte des guides en fer ronda 3 , au lieu de les fondre avec la soupape, il fait glisser ceux-ci dans un ren-flement ménagé sur le socle c 2 , formant le siège de la soupape et qui estdestiné à protéger le mécanicien des effets de la vapeur qui sort horizontale-ment. Il place en outre les ressorts à boudin tout à fait sur le devant de laboîte à feu et les enferme dans une boîte cylindrique en cuivre jaune.
Du régulateur d’admission. — Il est placé, comme nous l’avons dit,dans le dôme de prise de vapeur H , qui surmonte la boîte à feu. Al exemple de celui employé par M. Stephenson dans ses dernières locomo-tives, il se compose d’un tiroir en bronze P (fig. 3, 12 et 13), percé d’une