PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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seule ouverture, et glissant le long d’une table Q, qui forme l’embouchuredu tuyau de conduite R. Ce tuyau est fondu en deux parties, celle infé-rieure, solidaire avec la capacité H, au moyen d’une traverse en fer mé-plate y, qui se boulonne à la fois aux parois du dôme et à deux oreillesvenues de fonte avec lui, est coudé pour s’assembler avec un autre tuyauen cuivre rouge R', exactement du même diamètre que celui-ci, lequel tra-verse la chaudière dans toute sa longueur pour se réunir avec le tuyaubifurqué en deux branches R 2 , qui distribue la vapeur dans les cylindres.L’assemblage du tuyau R avec celui IV se fait au moyen d’un manchon encuivre S, ayant la forme de deux troncs de cône réunis par la base, surlequel viennent se souder les deux bouts des tuyaux préalablement élargisen entonnoir. Cet ajustement est très-simple et très-solide. x\ la place dumanchon conique dans les deux sens, M. Cavé emploie un manchon qui,cylindrique dans une partie de sa longueur et conique dans l’autre, s’as-semble par celte dernière partie avec le tuyau de fonte R, et se rive par laseconde au tuyau IV. Il ajuste ensuite sur la saillie que forme cet assem-blage une bague en deux parties, serrée par des boulons, sur lesquelsviennent se fixer la tête ou l’œil d’autres boulons qui traversent des oreillesvenues de fonte avec le tuyau R, et qui y sont maintenus par des écrous.On comprend qu’en serrant cet écrou on tend à faire presser la baguecontre le manchon et à enfoncer celui-ci de plus en plus jusqu’à ce qu’onobtienne un joint parfait.
Quel que soit cet assemblage, nous croyons qu’il eût été préférabled’éviter ce grand tuyau R', en renfermant le régulateur d’admission dansun dôme spécial situé près de la cheminée, comme on l’a fait et comme onle fait encore dans bien d’autres locomotives. Cette disposition nous paraîtd’autant plus convenable, que l’intérieur du dôme H est réellement tropembarrassé par les armatures qu’il renferme.
Le mouvement alternatif de montée et de descente est communiqué autiroir régulateur P, au moyen d’une manivelle T, placée sur le devant dufoyer et commandant un arbre r; celui-ci, dont un bout traverse une boiteà étoupes s, est reçu à l’autre l’extrémité dans une partie venue de fonteavec le tuyau R, et est muni d’une petite manivelle t, qui, au moyen de lacourte bielle u , fait monter ou descendre le tiroir P, et augmente ou diminuepar suite l’ouverture d’entrée de vapeur. Ce tiroir est placé à la partie la plushaute du dôme H, afin de ne permettre l’introduction qu’à la vapeur sècheet d’empêcher la projection de petites gouttes d’eau soulevées par le bouil-lonnement; il est retenu verticalement d’abord parla pression de la vapeur,et ensuite par une bande méplate s placée diagonalement à sa hauteur etboulonnée aux angles de la table Q. Dans d’autres machines on a préféréplacer le régulateur horizontalement, en le faisant ouvrir par le milieu, eten pratiquant deux orifices dans la cloison, pour diminuer sa course.
Des cylindres et de leurs pistons. — En sortant des tuyaux deconduite que nous venons de décrire, la vapeur se rend dans la première