PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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boîte de distribution U, où se trouve placé le tiroir de détente à deux ou-vertures Y, et d’où elle se rend en passant dans la deuxième boîte U', alter-nativement à droite et à gauche du piston par les deux ouvertures v et v';elle en sort pour se rendre dans la cheminée par l'orifice de sortie x.
Les cylindres A' sont placés en dehors de la machine, et sont forte-ment boulonnés sur le longeron intérieur X'; leur diamètre intérieur est de360 millim.; ils sont fondus d’une seule pièce avec les orifices de vapeur,alésés dans toute leur longueur et fermés, par une extrémité, avec un fondou couvercle boulonné B', permettant l’introduction du piston C’, dont laconstruction, suivie par M. Hallette, a été décrite avec la locomotive laGironde , du Creuzot, dans le troisième volume de ce recueil. On peut aisé-ment remarquer par le plan fig. 4, pl. 5, que les ouvertures d’entrée devapeur sont placées sur le côté, et exactement en regard, comme dans lamachine à marchandises de M. Stephenson, que nous avons publiée dansla l re livraison du volume précédent.
Cette disposition de tiroirs verticaux a certainement l’avantage de simpli-fier les communications de mouvement, et devient surtout très-favorabledans les machines à essieux coudés, où les cylindres sont à l’intérieur ducadre ; mais on ne peut s’empêcher de reconnaître que dans la machineactuelle, elle présente l’inconvénient d’augmenter sensiblement la longueurdes conduites de vapeur des tiroirs aux cylindres, et par conséquent dedépenser à chaque coup de piston , plusieurs litres de vapeur, qui sont com-plètement en pure perte.
L’autre extrémité du cylindre est également ouverte et reçoit un secondcouvercle D 7 ; mais celui-ci, d’un diamètre plus petit que le précédent, formeboite à étoupes pour le passage de la tige E 7 du piston ; celle-ci qu’onconstruit habituellement en acier, et qui est tournée cylindrique dans laplus grande partie de sa longueur, est renflée encore à l’endroit où elleentre dans le piston et percée d’un trou pour recevoir la clavette ; elle s’as-semble de la même manière du côté des glissières F', dans la douille des-quelles elle pénètre profondément.
Ces glissières sont en cuivre, elles s’ajustent sur la partie carrée de ladouille au moyen d’un goujon à embase ri, fig. 6, pl. 6, et sont guidées pardeux règles en acier a' parfaitement horizontales, et par quatre joues mé-nagées aux parties supérieure et inférieure de celles-ci.
Les deux règles a 7 reposent sur deux autres règles, l'une en bois et l’autreen fonte : cette dernière est boulonnée latéralement au cadre extérieur dela machine et est rendue solidaire avec les règles d’acier au moyen de vis àtêtes noyées.
De la distribution et de la détente variable. — Nous avons vuque la vapeur arrivait directement de la chaudière dans les boîtes de distri-bution U et U 7 ; celle-ci fondue d’une seule pièce et fermée hermétique-ment par un couvercle à nervures 6 7 ,est munie de deux boîtes à étoupesc 7 ,et de deux doulles d', fermées par d es bouchons à vis à la partie supérieure