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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 65

masse et incinérés dans le laboratoire ont laissé 15,4, 18,6, 17,8 et 15,6 pour 100de cendres : moyennement 16,85 pour 100.

. DISCUSSIONS DES RÉSULTATS OBSERVÉS.

Pour que ces expériences fussent rigoureusement comparables entre elles, il fau-drait que les résistances du convoi fussent, dans chaque cas, proportionnelles auxpoids bruts mis en mouvement. Il en est probablement à peu près ainsi pour lesrésistances dépendantes des frottements dont lintensité est indépendante de lavitesse, du moins dans les limites des expériences connues. Mais il en est toutautrement de la résistance de lair, qui entre pour une part considérable dans lasomme totale des résistances, et qui varie avec la vitesse du convoi, sa composi-tion, la direction et lintensité du vent. Cest pourquoi, les vitesses ayant été pluspetites à mesure que le poids des convois était plus grand, les résistances par tonnede poids étaient moindres pour les convois les plus lourds, bien que laugmenta-tion du nombre des wagons composant les convois lourds, pût donner lieu à unaccroissement de résistance de lair, qui compensât en partie la diminution due auralentissement de la vitesse. Aussi voyons-nous que, sauf une seule exception, lesconsommations deau et de coke, par tonne et par kilomètre parcouru, ont étéconstamment en diminuant à mesure que les convois étaient plus lourds et leurvitesse moindre.

Ainsi, dans les expériences du 16 novembre, le convoi pesant en tout 56 tonnes,machine et tender compris, et étant remorqué, à la remonte, à la vitesse de 47 k 6par heure, les consommations deau et de coke ont été respectivement, par tonneet par kilomètre parcouru, de 0k,86 et Ok,l 1.

Dans les expériences du 29, le convoi pesant en tout 116 tonnes et étant remor-qué à la remonte à la vitesse de 32 k ,9 à lheure, les consommations deau et decoke, par tonne et par kilomètre parcouru, ont été respectivement de 0k,66 et 0 k .097.

Le rapport entre les consommations deau à ces limites extrêmes de nos expé-riences est celui de 60 à 86 ou 100 à 127.

Le rapport entre les consommations de coke est celui de 97 à 110 ou 100 à 113.

Le second rapport est plus faible que le premier, parce que la quantité d'eauvaporisée par kilogramme de coke augmente à mesure que lon brûle moins de cokedans le même temps ; cela tient à ce que la chaleur emportée par les produits dela combustion qui se perdent dans latmosphère est dautant moindre que la com-bustion est plus lente. Cette circonstance fait que les consommations de combus-tible à la remonte conclues des consommations totales pour le voyage complet (alleret retour), en répartissant ces consommations respectives sur la remonte et la des-cente proportionnellement aux quantités deau vaporisées, doivent être au-dessousdes consommations réelles.

Dans une machine fixe à haute pression et à détente variable, le travail utilecorrespondant à un poids donné de combustible augmente généralement aveclétendue de la détente, de sorte que la valeur maximum de ce rapport correspondà une charge de la machine, qui est toujours une assez petite fraction, le cinquièmeou le sixième peut-être de la charge que la machine pourrait admettre, en travail-lant sans détente ; et ce fait met en évidence lutilité de la détente de la vapeur.Pour savoir si la locomotive Mulhouse donne, sous ce rapport, un résultat analogueà celui des machines fixes, il aurait fallu mesurer, dans chacune de nos expériences,

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