PUBLICATION INDUSTRIELLE
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coussinets de l’essieu coudé. Ces derniers sont rivés à l’arrière à un support trans-versal rivé lui-même à la chaudière ainsi qu’aux longerons extérieurs. Les quatrelongerons disposés de la sorte forment ensemble un système très-solide servant àmaintenir la chaudière, à porter les coussinets de l’arbre coudé, à recevoir tous lessupports du mécanisme, les glissières des tiroirs et celles qui maintiennent recti-ligne le mouvement de la tige des pistons.
La prise de vapeur s’effectue dans un dôme placé près de la cheminée ; elle estréglée paruu papillon ou valve circulaire mobile autour d’un axe horizontal. Letuyau d’arnenée, après être descendu verticalement du dôme dans la chaudière,s’infléchit horizontalement pour pénétrer dans la boîte à fumée, où il se divise endeux branches dont chacune pour un des cylindres.
Les cylindres sont intérieurs, séparés, disposés de telle sorte que les tiroirs dedistribution se trouvent placés verticalement, et les tiroirs de détente horizontale-ment. Tous ces tiroirs sont près du plan vertical passant par l’axe de la chaudière.
Les cylindres ont de diamètre 0 m ,360 ; la course du piston est de 0"\460.
Les ouvertures d’admission dans les cylindres et celle d’échappement sont rectan-gulaires : les premières ont de section 0 m ,043 sur 0 m ,200 ; la dernière 0 ra ,075 sur0 m ,200.
Nous reviendrons plus tard sur les tiroirs , quand nous décrirons le mécanismede la détente variable.
Les tiroirs de distribution reçoivent le mouvement de quatre excentriques juxta-posés deux à deux à l’intérieur des manivelles de l’arbre coudé. La transmission estdirecte ; l’arbre de distribution est donc supprimé. Nous verrons plus loin que lestringles d’excentrique qui donnent le mouvement aux premiers tiroirs l’imprimentégalement aux tiroirs de détente, mais par des fourchettes différentes.
Les deux tuyaux d’échappement de la vapeur se réunissent, dans Taxe de la che-minée, à la partie inférieure d’un tuyau vertical terminé en haut par un orifice va-riable. La variation dans l'orifice s’opère au moyen de deux clapets qui peuvent serapprocher ou s’éloigner, à la volonté du machiniste. 11 suffit à ce dernier, pouratteindre ce but, de faire avancer ou reculer une tringle horizontale qui donne lemouvement aux clapets par l’intermédiaire de deux quarts de cercle dentés ; et ilpeut ainsi proportionner le tirage aux conditions de travail de la machine.
Ce mode de variation dans l’échappement est appliqué depuis deux ans avec leplus grand succès aux locomotives d’Alsace .
La pompe alimentaire n’a rien de particulier ; elle reçoit directement le mouve-ment de la tête de la tige du piston des cylindres ; les pompes ont de diamètre0™,45 - . la course de leur piston est O 1 ",460.
Le mouvement des pistons se communique au moyen de bielles aux manivellesd’un arbre coudé ayant de diamètre dans les coussinets de longeron 0 m ,150. Us sonten fer de riblon corroyé et fabriqué par Cavé, à Paris .
Les roues motrices ont de diamètre l m ,680. Elles sont à rebords.
Les quatre autres ont de diamètre l m ,060. Elles sont faites sur l’ancien modèledes machines Sharp Roberts et munies de fusées extérieures.
Les boîtes à graisse sont maintenues dans des bâtis courbes.
Les ressorts de suspension sont placés au-dessus des bâtis; ils sont munis de me-nottes variables, au moyen desquelles il est facile d’en faire varier la flèche et deporter le poids de l’appareil sur celle des roues où on le juge à propos.
Les bâtis sont courbes et de la forme ordinaire du modèle Sharp Roberts.
La boîte à fumée, qui est en tôle de fer, porte sur sa face gauche et dans la por-